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	<title>Observatoire de la justice fiscale</title>
	<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/</link>
	<description>L'Observatoire offre des cl&#233;s de compr&#233;hension sur le r&#244;le de l'imp&#244;t, des finances publiques et d'une v&#233;ritable justice fiscale : notes, interviews, explications &#224; vocation p&#233;dagogique.</description>
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		<title>Observatoire de la justice fiscale</title>
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		<title>R&#233;flexions sur le financement de la S&#233;curit&#233; sociale </title>
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		<dc:date>2023-02-06T15:52:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire, Vincent Drezet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;ficits sociaux et publics, dette publique, pour tenter de justifier sa r&#233;forme, le gouvernement n'en finit par d'ass&#233;ner des chiffres, tout en refusant de revoir l'organisation et le niveau des finances sociales. Le financement de la S&#233;curit&#233; sociale est devenu incoh&#233;rent et complexe (1). Il m&#233;rite d'&#234;tre repens&#233; (2) et de permettre &#233;galement de financer l'ensemble des besoins sociaux, notamment en mati&#232;re de retraites (3). Car au fond, il s'agit bien de &#171; reprendre la main &#187; pour &#233;viter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/debats/" rel="directory"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/arton122.jpg?1688491208' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;ficits sociaux et publics, dette publique, pour tenter de justifier sa r&#233;forme, le gouvernement n'en finit par d'ass&#233;ner des chiffres, tout en refusant de revoir l'organisation et le niveau des finances sociales. Le financement de la S&#233;curit&#233; sociale est devenu incoh&#233;rent et complexe (1). Il m&#233;rite d'&#234;tre repens&#233; (2) et de permettre &#233;galement de financer l'ensemble des besoins sociaux, notamment en mati&#232;re de retraites (3). Car au fond, il s'agit bien de &#171; reprendre la main &#187; pour &#233;viter aux politiques d'aust&#233;rit&#233; de le faire (4).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt; &lt;strong&gt;1/ Un financement illisible, complexe et instable &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1945, les ordonnances des 4 et 19 octobre jetaient les bases d'un syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale en France inspir&#233; du mod&#232;le &#171; bismarckien &#187; fond&#233; sur le principe d'assurance sociale (gestion par les partenaires sociaux, financement par des cotisations &#224; la charge des employeurs et des salari&#233;s). Elles visaient &#233;galement &#224; r&#233;organiser les assurances sociales des ann&#233;es trente et reconnaissaient le r&#244;le compl&#233;mentaire des mutuelles. L'ordonnance du 4 octobre avait vocation &#224; cr&#233;er un r&#233;gime g&#233;n&#233;ral rassemblant l'ensemble des actifs mais reconnaissait l'existence de certains r&#233;gimes particuliers dits &#171; sp&#233;ciaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la S&#233;curit&#233; sociale a connu de profondes &#233;volutions. Il en va ainsi de la g&#233;n&#233;ralisation de certaines prestations (remboursements de frais de sant&#233; et prestations familiales) &#224; toute la population, leur conf&#233;rant un caract&#232;re universel sans lien avec l'activit&#233; professionnelle et les revenus. Il en va &#233;galement des droits de retraite non contributifs (comme le minimum vieillesse, attribu&#233; sous condition de ressource) par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation de certains pr&#233;l&#232;vements sociaux (les &#171; imp&#244;ts affect&#233;s &#187;) a &#233;largi l'assiette &#233;largie des recettes sociales, au-del&#224; des revenus du travail. Tel a &#233;t&#233; le cas avec la contribution sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e (CSG) et l'affectation d'autres imp&#244;ts et taxes aux caisses de S&#233;curit&#233; sociale (droits sur les tabacs et les alcools, TVA&#8230;). &lt;strong&gt;Toutes branches confondues, la part des cotisations&lt;/strong&gt; (266,1 Md&#8364; en 2021) dans les produits nets des r&#233;gimes obligatoires de base de s&#233;curit&#233; sociale et du fonds de solidarit&#233; vieillesse (FSV)&lt;strong&gt; a baiss&#233; de 90 % &#224; la fin 1980 &#224; environ 50 % depuis 2019 &lt;/strong&gt; (50,1 % en 2021)1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mont&#233;e en charge de la fiscalisation n'a cependant pas &#233;t&#233; pens&#233;e comme relevant d'une approche &#171; beveridgienne &#187; &#224; vis&#233;e universaliste et financ&#233;e essentiellement par l'imp&#244;t, mais comme la compensation des baisses du &#171; co&#251;t du travail &#187; sous forme d'all&#232;gements de cotisations sociales. Ceux-ci sont en principe compens&#233;s par le budget de l'&#201;tat depuis 2011, m&#234;me si l'exon&#233;ration de cotisations salariales sur les heures suppl&#233;mentaires (1,8 Md&#8364; en 2021) d&#233;cid&#233;e par la loi de financement de la S&#233;curit&#233; sociale (LFSS) pour 2019, n'est pas compens&#233;e. R&#233;cemment, la S&#233;curit&#233; sociale s'est &#233;tendue au risque de d&#233;pendance.&lt;strong&gt; Au fil du temps, les circuits de financement sont devenus complexes, instables et parfois m&#234;me, opaques.&lt;/strong&gt; Ils ont perdu en coh&#233;rence. Pour la Cour des comptes, &#171; &lt;i&gt; la structure des recettes des branches de s&#233;curit&#233; sociale n'est pleinement coh&#233;rente avec ces principes&lt;/i&gt; (NDR : assurance sociale financ&#233;e par les cotisations b&#233;n&#233;ficiant donc aux contributeurs) &lt;i&gt;que pour la branche AT-MP, de nature assurantielle et financ&#233;e presqu'exclusivement par des cotisations patronales, et la branche autonomie, universelle et financ&#233;e presqu'exclusivement par des imp&#244;ts (CSG et contributions de solidarit&#233; autonomie &#224; la charge des employeurs et d'une partie des pensionn&#233;s)&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les autres branches, l'affaire est plus complexe. Avec la couverture maladie universelle de base (CMU-B) en 1999 et celle de la protection universelle maladie (Puma) en 2016, la branche maladie vise &#224; l'universalit&#233; de la prise en charge des frais de sant&#233;. Seules les prestations en esp&#232;ces (indemnit&#233;s journali&#232;res maladie et maternit&#233;, pensions d'invalidit&#233;) ob&#233;issent &#224; une logique contributive justifiant une cotisation sociale en bonne et due forme. La Cour des comptes rappelle n&#233;anmoins que &#171; &lt;i&gt;le financement des soins par l'assurance maladie procure des externalit&#233;s positives aux entreprises, en concourant &#224; la sant&#233; des actifs. Suivant ce crit&#232;re d'appr&#233;ciation, la part du financement de la branche maladie par cotisations peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme proportionn&#233;e aux avantages que les entreprises retirent des remboursements de frais de sant&#233; &lt;/i&gt; &#187;. Pour autant, &lt;strong&gt;il serait logique que l'ensemble des revenus contribuent au financement de la couverture maladie&lt;/strong&gt; : sans cela, une personne ne percevant que des revenus du capital (revenus fonciers revenus financiers) b&#233;n&#233;ficierait de la couverture sociale sans pour autant participer &#224; son financement. &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut formuler &lt;strong&gt;le m&#234;me raisonnement pour la branche famille&lt;/strong&gt;, qui verse pour sa part des prestations non contributives. Il est vrai comme le rappelle la Cour des comptes que &#171; &lt;i&gt;certaines prestations, qui favorisent la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et soutiennent ainsi le taux d'activit&#233; des femmes, procurent certes des avantages aux entreprises &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prestations de la&lt;strong&gt; branche vieillesse&lt;/strong&gt; sont tr&#232;s logiquement essentiellement contributives. Or, comme le pr&#233;cise le rapport de la Cour,&lt;strong&gt; les cotisations ne financent plus que 54,8 % pour l'ensemble des r&#233;gimes obligatoires de base de s&#233;curit&#233; sociale et 64,9 % pour le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/strong&gt; Cette branche est en effet financ&#233;e pour partie par des imp&#244;ts et des taxes et par la contribution de l'&#201;tat employeur au r&#233;gime de retraite des fonctionnaires, les subventions d'&#233;quilibre de l'&#201;tat aux r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, des mines et des marins (5 milliards d'euros au total pour 2023) et des transferts provenant de la branche famille et du FSV pour financer les droits et de prestations de retraite &#224; caract&#232;re non contributif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de financement, &lt;strong&gt;la Cour des comptes estime donc que les circuits de financement sont peu lisibles et instables&lt;/strong&gt;. Les transferts sont parfois opaques pour le financement des droits non contributifs de retraite et les affectations d'imp&#244;ts sont mouvantes. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, elle d&#233;plore &#171; &lt;i&gt; un manque de lisibilit&#233; des cons&#233;quences des r&#233;&#233;quilibrages de financement sur les soldes des branches&lt;/i&gt; &#187;. En cons&#233;quence, elle formule les pr&#233;conisations suivantes : &#171; &lt;i&gt; Am&#233;liorer la lisibilit&#233; et le pilotage des comptes sociaux, Clarifier et simplifier les circuits de financement, R&#233;examiner les affectations d'imp&#244;ts &#224; la s&#233;curit&#233; sociale en fonction de leurs finalit&#233;s, Rationaliser les transferts internes &#224; la s&#233;curit&#233; sociale, Accorder les conditions du financement des branches au degr&#233; d'universalisation de leurs prestations &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;2/ &lt;strong&gt;Quelle organisation possible et souhaitable du financement ?&lt;/h2&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;L'objectif n'est pas de reprendre ici toutes les propositions &#233;mises sur le sujet (hausse ou modulation des cotisations sociales en fonction d'objectifs sociaux par exemple, taxation des riches, etc), ni de recenser toutes les mesures permettant d'am&#233;liorer le financement de la S&#233;curit&#233; sociale (hausse des salaires, &#233;galit&#233; femmes/hommes, baisse du ch&#244;mage, etc). Il s'agit de pr&#233;senter une grille de lecture globale :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Architecture du financement : quels grands axes ?&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;M&#233;nages : le &#171; cas &#187; de la CSG &lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt; Le cas des entreprises &lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Lire la suite sur le PDF :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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