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	<title>Observatoire de la justice fiscale</title>
	<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/</link>
	<description>L'Observatoire offre des cl&#233;s de compr&#233;hension sur le r&#244;le de l'imp&#244;t, des finances publiques et d'une v&#233;ritable justice fiscale : notes, interviews, explications &#224; vocation p&#233;dagogique.</description>
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		<title>Observatoire de la justice fiscale</title>
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		<title>Quid de la &#171; Niche Cop&#233; &#187; et d'autres r&#233;gimes d&#233;rogatoires ?</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/quid-de-la-niche-cope-et-d-autres-regimes-derogatoires</link>
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		<dc:date>2026-06-12T13:08:42Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Cour des comptes a rendu ses &#171; observations d&#233;finitives &#187; sur la &#171; niche Cop&#233; &#187; dans un rapport du 9 juin intitul&#233; : &#171; La fiscalit&#233; des plus-values de long terme, sur les cessions de titres de participation &#171; la niche Cop&#233; &#187; au c&#339;ur de la concurrence fiscale europ&#233;enne &#187;. Dans son rapport, elle rappelle les contours de ce dispositif selon lequel, &#171; les plus-values constat&#233;es par les entreprises lorsqu'elles c&#232;dent un titre de participation b&#233;n&#233;ficient d'un r&#233;gime fiscal favorable au titre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/capture_d_ecran_2026-06-12_144953.png?1781268636' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cour des comptes a rendu ses &#171; observations d&#233;finitives &#187; sur la &#171; niche Cop&#233; &#187; dans un rapport du 9 juin intitul&#233; : &#171; La fiscalit&#233; des plus-values de long terme, sur les cessions de titres de participation &#171; la niche Cop&#233; &#187; au c&#339;ur de la concurrence fiscale europ&#233;enne &#187;. Dans son rapport, elle rappelle les contours de ce dispositif selon lequel, &lt;i&gt;&#171; les plus-values constat&#233;es par les entreprises lorsqu'elles c&#232;dent un titre de participation b&#233;n&#233;ficient d'un r&#233;gime fiscal favorable au titre de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Ces plus-values sont donc exon&#233;r&#233;es &#224; hauteur de 88 % (12 % du montant brut des plus-values restant imposables &#224; l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s). Ce r&#233;gime est commun&#233;ment d&#233;nomm&#233; &#171; niche Cop&#233; &#187; &#187;, du nom du ministre qui a instaur&#233; ce dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de ce dispositif ont imm&#233;diatement r&#233;agi &#224; la sortie du rapport en faisant valoir que la Cour des comptes ne recommandait pas de supprimer ce dispositif. La r&#233;alit&#233; est plus nuanc&#233;e puisque la Cour se dit favorable &#224; une r&#233;forme de ce dispositif &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne et qu'elle formule deux recommandations applicables au plan national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Cour estime en effet que, dans la forte concurrence fiscale ambiante, &lt;i&gt;&#171; une &#233;ventuelle r&#233;forme du r&#233;gime fiscal des plus-values de long terme devrait &#234;tre con&#231;ue &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne &#187;&lt;/i&gt;. Si elle ne pr&#233;conise pas la suppression de cette niche au seul plan national, elle pr&#233;cise n&#233;anmoins que &lt;i&gt;&#171; Au plan national, il importe n&#233;anmoins que ce r&#233;gime fasse l'objet d'&#233;valuations r&#233;guli&#232;res afin d'en suivre plus attentivement le co&#251;t et les b&#233;n&#233;ficiaires &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; un point important r&#233;guli&#232;rement rappel&#233; par Attac. En effet, la niche Cop&#233;, comme d'autres dispositifs d&#233;rogatoires arbitrairement d&#233;class&#233;s, c'est-&#224;-dire retir&#233;s de la liste des &#171; d&#233;penses fiscales &#187; (soit les niches fiscales), provoquent un manquer &#224; gagner qui ne fait l'objet d'aucune &#233;valuation depuis l'arriv&#233;e d'Emmanuel Macron au pouvoir alors qu'auparavant, cette &#233;valuation figurait dans les projets de lois de finances et &#233;taient port&#233;s &#224; la connaissance des Parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/publications/article/200-milliards-d-euros-de-niches-fiscales-et-sociales-pour-quelle-efficacite&#034;&gt;un article de 2022&lt;/a&gt; &#233;valuant l'ensemble des niches fiscales et sociales &#224; environ 200 milliards d'euros de manque &#224; gagner par an, l'Observatoire de la justice fiscale d&#233;plorait que &#171; &lt;i&gt; depuis 2006, certaines &#171; niches &#187; ont &#233;t&#233; d&#233;class&#233;es et ne figurent plus dans le rapport qui les recense (le rapport &#171; Voies et moyens tome 2 &#187; annex&#233; tous les ans aux projets de loi de finances). Pire, depuis 2017, aucun document officiel ne les mentionne alors que ces dispositifs existent toujours&#8230; Il en va ainsi de la &#171; niche Cop&#233; &#187;, du nom de son initiateur, qui pr&#233;voit une exon&#233;ration de plus-value sur les cessions de titres de participation d&#233;tenus depuis plus de 2 ans par des soci&#233;t&#233;s soumises &#224; l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s, pour un co&#251;t annuel de plus de 7 milliards d'euros. Il en va &#233;galement du r&#233;gime m&#232;re-fille, utilis&#233; par les groupes de soci&#233;t&#233;s pour faire remonter les produits de participation (dividendes) des filiales qui permet une exon&#233;ration d'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s sur les dividendes re&#231;us par ses filiales . En 2018, 46500 entreprises b&#233;n&#233;ficiaient de ce r&#233;gime pour un manque &#224; gagner de 17,6 milliards d'euros &#187;&lt;/i&gt;. &lt;strong&gt;S'agissant de la niche Cop&#233;, l'&#233;valuation de la Cour confirme que, de 2019 &#224; 2024, le dispositif co&#251;te chaque ann&#233;e 7 milliards d'euros en moyenne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, la premi&#232;re recommandation de la Cour des comptes est int&#233;ressante :&lt;i&gt; &#171; &#224; compter du projet de loi de finances pour 2027, int&#233;grer la modalit&#233; particuli&#232;re de calcul de l'imp&#244;t au programme de travail d'&#233;valuation des d&#233;penses fiscales afin d'en suivre plus attentivement son co&#251;t et ses b&#233;n&#233;ficiaires &#187;&lt;/i&gt;. Pr&#233;cisons en effet que, lorsqu'il &#233;tait ministre du budget, Jean-Fran&#231;ois Cop&#233; n'avait pas seulement cr&#233;&#233; (entre autres mesures fiscales) ce dispositif dit &#171; niche Cop&#233; &#187;, il avait &#233;galement proc&#233;d&#233; &#224; un &#171; d&#233;classement &#187; de certains dispositifs consid&#233;r&#233;s comme des d&#233;penses fiscales, notamment la niche Cop&#233;, le r&#233;gime m&#232;re-fille et le r&#233;gime d'int&#233;gration fiscale. Mais, m&#234;me &#171; d&#233;class&#233;s &#187;, ces dispositifs avaient continu&#233; &#224; &#234;tre &#233;valu&#233;s et figuraient dans le tome 2 du rapport sur les d&#233;penses fiscales, un rapport annex&#233; &#224; chaque projet de loi de finances qui recense l'ensemble des niches fiscales et des dispositifs d&#233;rogatoires. Mais depuis 2018, les trois dispositifs pr&#233;cit&#233;s ne figurent plus nulle part&#8230; La Cour recommande donc tr&#232;s logiquement de les &#233;valuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour formule une seconde recommandation. Elle recommande en effet de restreindre la port&#233;e de ce dispositif un instaurant &lt;i&gt;&#171; un seuil fiscal minimal de participation au capital des soci&#233;t&#233;s concern&#233;es (&#8230;) &#224; compter du projet de loi de finances pour 2027 &#187;&lt;/i&gt;. Avec l'introduction d'un tel seuil, l'objectif est de r&#233;duire le nombre d'entreprises b&#233;n&#233;ficiaires de ce dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le rapport de la Cour des comptes se montre tr&#232;s prudent. Reconnaissons n&#233;anmoins que c'est le premier rapport, de tr&#232;s longue date, sur ce dispositif et qu'une des deux recommandations correspond &#224; l'une de nos demandes. &lt;strong&gt;Il restera &#224; voir si ces pr&#233;conisations, timides et imm&#233;diatement applicables, seront mises en &#339;uvre pour le projet de loi de finances 2027.&lt;/strong&gt; On reste cependant loin d'une &#171; revue des niches fiscales et sociales telle que nous la pr&#233;conisons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La Cour r&#232;gle ses comptes aux &#171; niches fiscales &#187; </title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/la-cour-regle-ses-comptes-aux-niches-fiscales</link>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Cour des comptes rappelle une fois de plus le co&#251;t &#233;lev&#233;, et tendanciellement en hausse, des niches fiscales. Ce manque &#224; gagner est minor&#233; d'une part, par les pr&#233;visions budg&#233;taires et d'autre part, par une r&#233;forme du mode de calcul de certaines d'entre elles touchant la TVA. Elle regrette l'absence de pilotage de ces dispositifs dont certains d'entre eux (pacte Dutreil, Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche) font l'objet de rudes d&#233;bats. Elle appelle &#224; un programme d'&#233;valuation syst&#233;matique des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-22.png?1779886674' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cour des comptes rappelle une fois de plus le co&#251;t &#233;lev&#233;, et tendanciellement en hausse, des niches fiscales. Ce manque &#224; gagner est minor&#233; d'une part, par les pr&#233;visions budg&#233;taires et d'autre part, par une r&#233;forme du mode de calcul de certaines d'entre elles touchant la TVA. Elle regrette l'absence de pilotage de ces dispositifs dont certains d'entre eux (pacte Dutreil, Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche) font l'objet de rudes d&#233;bats. Elle appelle &#224; un programme d'&#233;valuation syst&#233;matique des niches. Cette note revient en d&#233;tail sur ces enjeux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir exprim&#233; son inqui&#233;tude sur le co&#251;t des &#171; niches sociales &#187; (voir &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/des-niches-sociales-toujours-plus-couteuses&#034;&gt;notre article du 29 mars 2026&lt;/a&gt;), la Cour des comptes tire donc une nouvelle fois la sonnette d'alarme, cette fois &#224; propos des &#171; niches fiscales &#187;. Dans l'&#233;dition 2026 de son rapport &#171; Analyse de l'ex&#233;cution budg&#233;taire 2025 &#187;, elle pointe ainsi la hausse du co&#251;t des niches fiscales, leur absence de pilotage et le nombre insuffisant de donn&#233;es pour en faire une &#233;valuation pr&#233;cise. Excusez du peu&#8230; Si Attac &#233;tait longuement revenue dans &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-qui-veut-gagner-des-milliards-en-finir-avec-les-niches-fiscales-injustes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une note consacr&#233;e au sujet sur les niches fiscales et sociales&lt;/a&gt;, principales aides aux entreprises, il est important de suivre les travaux men&#233;s sur un sujet devenu un enjeu de justice fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Un co&#251;t &#233;lev&#233; mais une &#233;valuation sous-estim&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport, la Cour rappelle que &#171; &lt;i&gt;Le co&#251;t des d&#233;penses fiscales a atteint 89,40 Md&#8364; en 2024, en progression de 6,48 Md&#8364; par rapport &#224; 2023&lt;/i&gt; &#187;. Elle d&#233;plore par ailleurs l'&#233;cart important entre les pr&#233;visions qui figurait dans le projet de loi de finances pour 2024 et le co&#251;t r&#233;el : cet &#233;cart, qu'elle qualifie de &#171; &lt;i&gt; sans pr&#233;c&#233;dent &lt;/i&gt; &#187;, s'&#233;l&#232;ve &#224; 10,66 Md&#8364;. En somme, le co&#251;t des niches fiscales a &#233;t&#233; sous-&#233;valu&#233; dans le PLF 2024. Ce constat est d'autant plus instructif et pr&#233;occupant &#171; en m&#234;me temps &#187; qu'il fait suite &#224; une pol&#233;mique relative aux pr&#233;visions relatives au d&#233;ficit public dans ce m&#234;me PLF 2024. Rappelons en effet que le montant du d&#233;ficit public en France qui a &#233;t&#233; &#233;tabli par l'Insee pour 2024 &#224; 5,8 % du PIB est tr&#232;s sup&#233;rieur &#224; la pr&#233;vision inscrite dans le projet de loi de finances de l'automne 2023. Des &#233;carts de pr&#233;visions allant dans le sens de ce que portait le gouvernement de l'&#233;poque ont donc concern&#233; &#233;galement les &#171; niches fiscales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour pr&#233;cise que, &#171; &lt;i&gt;Le volume des d&#233;penses fiscales, d&#233;j&#224; &#233;lev&#233;, progresserait encore en 2025, avec une estimation port&#233;e &#224; 91,83 Md&#8364; en PLF 2026, repr&#233;sentant 25,76 % des recettes fiscales nettes et 3,07 % du PIB&lt;/i&gt; &#187;. Leur nombre reste tr&#232;s &#233;lev&#233; &#224; 474 dispositifs, &#171; &lt;i&gt;en d&#233;pit des objectifs affich&#233;s de suppression et de rationalisation &lt;/i&gt; &#187;. Pour 2025 &#233;galement, la Cour d&#233;plore &#171; &lt;i&gt;une sous-&#233;valuation r&#233;currente et croissante des pr&#233;visions &lt;/i&gt; &#187;. Elle rappelle que le co&#251;t des &#171; niches fiscales &#187; a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233; &#224; 91,83 Md&#8364; dans le projet de loi de finances (PLF) 2026, contre 85,09 Md&#8364; pr&#233;vus initialement au PLF 2025, soit une hausse de 7,91 %..&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Un changement de m&#233;thode qui sous estime le co&#251;t de certaines niches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons &#224; cela un changement de mode d'&#233;valuation du co&#251;t des niches fiscales qui en minore le co&#251;t global. La Cour pr&#233;cise ainsi que &#171; &lt;i&gt;ce co&#251;t s'&#233;l&#232;verait m&#234;me &#224; 103,11 Md&#8364; en appliquant l'ancienne convention de chiffrage &lt;/i&gt; &#187;. Ce changement date de 2023&#8230; Dans son rapport sur le budget de l'&#201;tat pour l'ann&#233;e 2024, la Cour des comptes pr&#233;cise ainsi que &#171; &lt;i&gt;le Gouvernement pr&#233;sente depuis la loi n&#176; 2023-1322 du 29 d&#233;cembre 2023 de finances pour 2024 le co&#251;t des d&#233;penses fiscales en fonction de la part de taxe sur la valeur ajout&#233;e (TVA) nette revenant au seul &#201;tat, c'est-&#224;-dire diminu&#233;e de la part transf&#233;r&#233;e aux collectivit&#233;s territoriales et aux organismes de s&#233;curit&#233; sociale &lt;/i&gt; &#187;. En d'autres termes, dans les PLF, le co&#251;t des &#171; niches fiscales &#187; en mati&#232;re de TVA est sous-&#233;valu&#233; puisque le manque &#224; gagner provoqu&#233; par ces dispositifs, support&#233; par la S&#233;curit&#233; sociale et les collectivit&#233;s locales qui re&#231;oivent respectivement 57 et 51,8 milliards d'euros de TVA, n'est pas &#233;valu&#233;. La minoration du co&#251;t des &#171; niches fiscales en mati&#232;re de TVA est ainsi minor&#233; de plus de 12 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Pacte Dutreil, Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche : deux exemples de la d&#233;rive des niches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport, la Cour rappelle la r&#233;&#233;valuation du co&#251;t du pacte Dutreil, dont le chiffrage passe de 800 millions d'euros &#224; 4 milliards d'euros pour 2025. La hausse est spectaculaire mais cela n'est gu&#232;re &#233;tonnant : les pouvoirs publics ont longtemps rechign&#233; &#224; actualiser le manque &#224; gagner dans les documents budg&#233;taires. C'est uniquement parce que ce dispositif a &#233;t&#233; mis en lumi&#232;re dans diff&#233;rents travaux sur la fiscalit&#233; patrimoniale qu'il a fait l'objet d'une r&#233;&#233;valuation importante qui, pour la Cour, &#171; &lt;i&gt;illustre le d&#233;faut de mesure, de suivi et de connaissance qui caract&#233;rise de nombreuses d&#233;penses fiscales &lt;/i&gt; &#187;. Au-del&#224; de ces &#233;carts de pr&#233;vision, le rapport estime que &#171; &lt;i&gt;c'est le pilotage g&#233;n&#233;ral des d&#233;penses fiscales qui est ainsi questionn&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Selon la Cour en effet, 55 % des niches seulement sont correctement &#233;valu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de rappeler &#224; ce stade que le manque &#224; gagner provoqu&#233; par le cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche (CIR) est pass&#233; de 5 milliards d'euros en 2010 &#224; 8,06 milliards d'euros en 2025. Il est tr&#232;s concentr&#233;. Le S&#233;nat soulignait dans &lt;a href=&#034;https://www.senat.fr/rap/l24-144-327/l24-144-32710.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un rapport sp&#233;cial&lt;/a&gt;que &#171; &lt;i&gt;les cinquante premi&#232;res entreprises b&#233;n&#233;ficiaires du CIR concentrent &#224; elles seules pr&#232;s de 45 % du b&#233;n&#233;fice du dispositif, tandis que les 200 premi&#232;res entreprises repr&#233;sentent pr&#232;s des deux tiers du co&#251;t total &lt;/i&gt; &#187;. Le S&#233;nat s'interroge sur l'efficacit&#233; et le contr&#244;le de ce dispositif. Il remarque ainsi que &#171; &lt;i&gt;l'effet du CIR sur l'effort suppl&#233;mentaire de recherche fourni par les entreprises se limite &#224; un r&#233;investissement &#233;gal au b&#233;n&#233;fice du dispositif &lt;/i&gt; &#187;. Il s'inqui&#232;te &#233;galement sur la possible fraude au CIR. &lt;a href=&#034;https://www.ipp.eu/publication/juin-2021-les-impacts-du-credit-impot-recherche-sur-la-performance-economique-des-entreprises/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une &#233;tude de l'Institut des politiques publiques pour France strat&#233;gie&lt;/a&gt;avait montr&#233; que, lorsqu'un contr&#244;le est engag&#233; (&#233;tant pr&#233;cis&#233; que seuls 6 % des b&#233;n&#233;ficiaires du CIR font l'objet d'un contr&#244;le fiscal), le taux d'avis d&#233;favorable oscille autour de 20 % depuis 2011. SI l'on consid&#233;rait que 20 % du CIR est ill&#233;galement capt&#233;, cela reviendrait &#224; consid&#233;rer que la seule fraude au CIR pourrait repr&#233;senter 1,6 milliard d'euros en 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La niche fiscale sur le m&#233;c&#233;nat des entreprises a elle aussi vu son co&#251;t exploser tout en restant concentr&#233;e sur quelques grandes entreprises. Le manque &#224; gagner provoqu&#233; par ce dispositif est pass&#233; de 90 millions d'euros en 2004 &#224; 1,727 milliard d'euros en 2025 dont la majorit&#233; b&#233;n&#233;ficie aux grandes entreprises. Cette niche pose de nombreuses questions. Outre que la notion de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, trop large, a un impact m&#233;canique sur la hausse de son co&#251;t, elle est parfois d&#233;tourn&#233;e de son objectif lorsque de grandes marques utilisent leurs dons pour leur propre strat&#233;gie commerciale. Enfin, l'efficacit&#233; de la mesure est mal &#233;valu&#233;e et peu contr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Une pr&#233;conisation qui constitue un premier pas vers une vraie &#171; revue des niches &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Cour recommande notamment la mise en &#339;uvre d'un &#171; &lt;i&gt; programme d'&#233;valuation syst&#233;matique des d&#233;penses fiscales en priorisant les plus co&#251;teuses, sur la base d'un calendrier d'&#233;valuation syst&#233;matique inscrit dans le cadre de la prochaine loi de programmation des finances publiques.&lt;/i&gt; &#187;. Nous n'en sommes pas encore &#224; &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-qui-veut-gagner-des-milliards-en-finir-avec-les-niches-fiscales-injustes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la revue des niches (fiscales et sociales)&lt;/a&gt; pr&#244;n&#233;e par Attac, mais c'est d&#233;j&#224; un premier pas&#8230; Une telle revue serait une premi&#232;re r&#233;ponse apport&#233;e &#233;galement &#224; l'enjeu des aides publiques dont une large part proc&#232;de des niches, fiscales et sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;&#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu&#034; : Attac et l'Observatoire s'adressent &#224; la commission d'enqu&#234;te sur la fiscalit&#233; des tr&#232;s riches</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/a-la-recherche-de-l-impot-perdu-attac-et-l-observatoire-s-adressent-a-la</link>
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		<dc:date>2026-04-16T15:39:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Attac et l'Observatoire de la justice fiscale adressent leur contribution, intitul&#233;e &#171; &#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu &#187;, aux membres de la commission d'enqu&#234;te sur la fiscalit&#233; des tr&#232;s riches et demandent &#224; &#234;tre auditionn&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le 25 mars, la commission d'enqu&#234;te relative &#224; l'imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus &#233;lev&#233;s et &#224; leur contribution au financement des services publics de l'Assembl&#233;e nationale m&#232;ne ses auditions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cadre de ces travaux, Attac (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Attac et l'Observatoire de la justice fiscale adressent leur contribution, intitul&#233;e &#171; &#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu &#187;, aux membres de la commission d'enqu&#234;te sur la fiscalit&#233; des tr&#232;s riches et demandent &#224; &#234;tre auditionn&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_294 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/bandeau_cp_recherche_impo_t_perdu.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/bandeau_cp_recherche_impo_t_perdu.png?1776353856' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 25 mars, la commission d'enqu&#234;te relative &#224; l'imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus &#233;lev&#233;s et &#224; leur contribution au financement des services publics de l'Assembl&#233;e nationale m&#232;ne &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/imposition_hauts_patrimoines&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ses auditions&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de ces travaux, Attac et l'Observatoire de la justice fiscale adressent leur contribution, intitul&#233;e &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/publications/article/note-a-la-recherche-de-l-impot-perdu-le-separatisme-fiscal-des-ultrariches' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, aux membres de la commission d'enqu&#234;te et demandent &#224; &#234;tre auditionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/pdf/impot_perdu_note_vf.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;&lt;i&gt;T&#233;l&#233;charger la note&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette note revient de mani&#232;re synth&#233;tique sur la question du niveau r&#233;el d'imposition global des plus riches. Elle montre que celui-ci n'a cess&#233; de se r&#233;duire ces derni&#232;res ann&#233;es. On observe ainsi deux tendances nettes en mati&#232;re d'imp&#244;t sur le revenu : &lt;strong&gt;les taux d'imposition r&#233;els des plus riches ont baiss&#233; depuis 2017&lt;/strong&gt; ; et au-del&#224; d'un certain niveau de revenu, &lt;strong&gt;les riches paient proportionnellement moins d'imp&#244;ts&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon nos calculs, si les taux d'imposition &#233;taient simplement rest&#233;s au niveau de 2017, l'imp&#244;t sur le revenu aurait d&#233;gag&#233; &lt;strong&gt;2 milliards d'euros suppl&#233;mentaires en 2024&lt;/strong&gt; rien que pour les revenus sup&#233;rieurs &#224; 800 000 euros. Une v&#233;ritable progressivit&#233; de l'imp&#244;t aurait permis de d&#233;gager des richesses encore plus substantielles : &lt;strong&gt;10 milliards d'euros auraient pu &#234;tre d&#233;gag&#233;s en 2024&lt;/strong&gt; avec des taux r&#233;ellement progressifs sur les revenus sup&#233;rieurs &#224; 100 000 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note d&#233;taille plusieurs facteurs qui expliquent la sous-imposition des tr&#232;s riches (&lt;strong&gt;r&#233;duction d'imp&#244;ts, niches fiscales, &#233;vasion fiscale&lt;/strong&gt;). Elle r&#233;pond &#233;galement &#224; des id&#233;es re&#231;ues, comme la th&#233;orie du ruissellement selon laquelle la baisse des imp&#244;ts des plus riches aurait favoris&#233; l'activit&#233; &#233;conomique, ou encore les alertes sur l'exil fiscal qui r&#233;sulterait de hausses d'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons enfin, &lt;strong&gt;&lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/pdf/impot_perdu_note_vf.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;dans cette note&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, des pistes pour mieux taxer les plus riches et les grandes entreprises, mettre en place une v&#233;ritable fiscalit&#233; &#233;cologique et r&#233;orienter la gouvernance budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Pour aller plus loin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de la concentration des richesses permise notamment par ces politiques fiscales m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les sommes dont sont priv&#233;s les budgets publics&lt;/strong&gt; contribuent &#224; d&#233;grader les services et les investissements publics alors que les besoins sociaux, environnementaux et &#233;conomiques sont immenses. Pire, ce manque &#224; gagner est de facto report&#233; sur l'immense majorit&#233; des m&#233;nages et des PME sous formes de hausses d'imp&#244;ts injustes et de politique aust&#233;ritaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'explosion des in&#233;galit&#233;s&lt;/strong&gt;, alors que les richesses des plus riches augmentent tr&#232;s rapidement (en France et dans le monde), une petite minorit&#233; d&#233;tient une part importante du patrimoine total des m&#233;nages et les 1% les plus riches poss&#232;dent une part croissante des richesses. Une grande partie de cette richesse est h&#233;rit&#233;e, ce qui renforce les in&#233;galit&#233;s. En parall&#232;le, la pauvret&#233; atteint des records historiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'impact &#233;cologique du train de vie des plus riches&lt;/strong&gt; est aujourd'hui solidement document&#233; et chiffr&#233; ainsi que le constat selon lequel &#171; plus on est riche, plus on pollue &#187;. Au demeurant, les sommes qui &#233;chappent aux budgets publics ne peuvent &#234;tre investies dans la d&#233;carbonation de l'&#233;conomie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Enfin, &lt;strong&gt;l'injustice fiscale affaiblit dangereusement le consentement &#224; l'imp&#244;t&lt;/strong&gt; et nourrit la crise d&#233;mocratique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des &#171; niches sociales &#187; toujours plus co&#251;teuses</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/des-niches-sociales-toujours-plus-couteuses</link>
		<guid isPermaLink="true">https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/des-niches-sociales-toujours-plus-couteuses</guid>
		<dc:date>2026-03-29T08:39:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Cour des comptes publie chaque ann&#233;e un rapport consacr&#233; &#224; la S&#233;curit&#233; sociale. Dans sa derni&#232;re livraison, elle revient, une nouvelle fois, sur le co&#251;t abyssal des &#171; niches sociales &#187;, et notamment sur celui des all&#232;gements g&#233;n&#233;raux, qui repr&#233;sentent l'essentiel des diff&#233;rents all&#232;gements de cotisations sociales. &lt;br class='autobr' /&gt; Le diagnostic pos&#233; par la Cour des comptes est limpide. Le manque &#224; gagner provoqu&#233; par ces all&#232;gements g&#233;n&#233;raux est en &#171; forte augmentation &#187;. Il n'a cess&#233; de cro&#238;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/capture_d_ecran_2026-03-28_200851.png?1774724975' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cour des comptes publie chaque ann&#233;e un rapport consacr&#233; &#224; la S&#233;curit&#233; sociale. Dans sa derni&#232;re livraison, elle revient, une nouvelle fois, sur le co&#251;t abyssal des &#171; niches sociales &#187;, et notamment sur celui des all&#232;gements g&#233;n&#233;raux, qui repr&#233;sentent l'essentiel des diff&#233;rents all&#232;gements de cotisations sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le diagnostic pos&#233; par la Cour des comptes est limpide. Le manque &#224; gagner provoqu&#233; par ces all&#232;gements g&#233;n&#233;raux est en &lt;i&gt;&#171; forte augmentation &#187;&lt;/i&gt;. Il n'a cess&#233; de cro&#238;tre jusqu'en 2024. La Cour des comptes a ainsi calcul&#233; que, &lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; de 2014 &#224; 2024, le total des all&#232;gements g&#233;n&#233;raux de cotisations patronales du secteur priv&#233; a presque quadrupl&#233;, passant de 20,9 Md&#8364; &#224; 77,3 Md&#8364; &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;. Pr&#233;cisons par ailleurs que le co&#251;t form&#233; par le total des all&#232;gements, g&#233;n&#233;raux (dont il est question ici) et des all&#232;gements cibl&#233;s (comme les all&#232;gements concernant l'apprentissage ou les heures suppl&#233;mentaires) d&#233;passe les 85 milliards d'euros en 2025. Il a explos&#233; depuis 1993, notamment au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Evolution du co&#251;t des all&#232;gements g&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_292 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center insert'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/capture_d_ecran_2026-03-28_195414.png?1774724167' width='500' height='347' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Cour des comptes confirme la teneur des critiques adress&#233;es &#224; ces dispositifs et identifie plusieurs enjeux.&lt;br class='autobr' /&gt; - Elle constate une nouvelle fois que l'all&#232;gement du co&#251;t du travail permis par ces all&#232;gements est insuffisamment pilot&#233; et &#233;valu&#233;. Une critique lourde &#224; l'heure o&#249; les pouvoirs publics pr&#233;tendent passer en revue l'ensemble des d&#233;penses publiques (dont les &#171; niches &#187; font partie) pour en am&#233;liorer la gestion et la &#034;performance&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; - Elle rel&#232;ve par ailleurs sur ces dispositifs sont accord&#233;s &lt;i&gt;&#171; sans condition en faveur de l'emploi et de la comp&#233;titivit&#233; des entreprises &#187;&lt;/i&gt;. Cette critique rejoint le d&#233;bat de la conditionnalit&#233; des aides aux entreprises, majoritairement constitu&#233;es de niches, fiscales et sociales.&lt;br class='autobr' /&gt; - Elle semble par ailleurs mettre en garde les partisans de ces all&#232;gements pour qui ces derniers doivent &#234;tre maintenus en parlant d'effets complexes &#224; &#233;valuer. Elle constate en effet que le d&#233;bat sur les effets de ces all&#232;gements sur l'emploi n'est pas tranch&#233; et qu'il est m&#234;me relanc&#233; par des travaux r&#233;cents. Ce point est essentiel puisqu'il concentre l'essentiel du d&#233;bat. Le rapport de la Cour cite notamment un travail des &#233;conomistes Antoine Bozio et &#201;tienne Wasmer de 2024 qui montrent que &lt;i&gt;&#171; la sensibilit&#233; de l'offre d'emploi au co&#251;t du travail (autrement dit l'&#233;lasticit&#233;) au niveau du Smic ne serait plus aussi importante qu'auparavant &#187;&lt;/i&gt;. En d'autres termes, ces all&#232;gements ne seraient pas aussi efficaces que ce qui est souvent avanc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour rappelle par ailleurs que la compensation des all&#232;gements par l'&#201;tat a fait l'objet d'une r&#233;vision en 2019 (&#224; l'occasion de la transformation du cr&#233;dit d'imp&#244;t comp&#233;titivit&#233; emploi en all&#232;gement de cotisation sociales) qui s'est r&#233;v&#233;l&#233;e d&#233;favorable pour les finances de la S&#233;curit&#233; sociale. Elle estime ainsi que&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; L'accumulation de mesures d'all&#232;gements g&#233;n&#233;raux de cotisations sociales non compens&#233;es ou compens&#233;es partiellement alimente les d&#233;ficits de la s&#233;curit&#233; sociale et l'augmentation de la dette sociale. De 2019 &#224; 2024, la perte annuelle estim&#233;e est pass&#233;e de 2,4 Md&#8364; &#224; 5,5 Md &#8364; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la tuyauterie complexe du circuit de financement entre l'&#201;tat et la S&#233;curit&#233; sociale, le rapport de la Cour appelle plus largement &#224; mieux prendre en compte les enjeux li&#233;s au financement, pointant&lt;i&gt; &#171; une fragilisation du financement de la s&#233;curit&#233; sociale &#224; endiguer &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; une perte financi&#232;re croissante qui augmente la dette sociale &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport formule des propositions. Pour &lt;i&gt;&#171; recentrer les all&#232;gements g&#233;n&#233;raux sur l'objectif de l'emploi &#187;&lt;/i&gt;, il propose notamment de diminuer le plafond des all&#233;gements et d'&#233;tudier un &#233;largissement de l'assiette du financement de la s&#233;curit&#233; sociale et de faire assumer int&#233;gralement par l'&#201;tat la compensation des all&#232;gements g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'on partage ou non ses propositions, ce rapport a le m&#233;rite de relancer le d&#233;bat sur la question des &#171; niches sociales &#187;, compos&#233;es de ces all&#232;gements g&#233;n&#233;raux et des all&#232;gements cibl&#233;s. Le co&#251;t de ces dispositifs (plus de 85 milliards d'euros de manque &#224; gagner pour les finances sociales) ajout&#233; &#224; celui des &#171; niches fiscales &#187; (environ 86 milliards d'euros de manque &#224; gagner) et des &#171; niches fiscales dites d&#233;class&#233;es &#187; (plus de 40 milliards d'euros) d&#233;passe les 200 milliards d'euros. En effectuer une revue d'ensemble afin d'en limiter le co&#251;t et le nombre n'est plus une option, mais une n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plus de 13 000 redevables de l'imp&#244;t sur la fortune immobili&#232;re ne paient aucun imp&#244;t sur le revenu :</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/plus-de-13-000-redevables-de-l-impot-sur-la-fortune-immobiliere-ne-paient-aucun</link>
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		<dc:date>2026-02-22T12:54:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'imp&#244;t des riches est &#224; nouveau en d&#233;bat. Selon une note du S&#233;nat &#233;tablie sur la base de donn&#233;es de &#171; Bercy &#187;, plus de 13.000 foyers fiscaux redevables de l'imp&#244;t sur la fortune immobili&#232;re (IFI) ne paient aucun imp&#244;t sur le revenu (IR) voire, pour certains, re&#231;oivent un remboursement provenant de cr&#233;dits d'imp&#244;ts. Cette information confirme les propos de l'ancien Ministre de l'&#233;conomie, Eric Lombard, et infirme ceux de Roland Lescure et d'Am&#233;lie de Montchalin, qui avaient tout d'abord ni&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/billet_13000_.png?1771753810' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'imp&#244;t des riches est &#224; nouveau en d&#233;bat. Selon une note du S&#233;nat &#233;tablie sur la base de donn&#233;es de &#171; Bercy &#187;, plus de 13.000 foyers fiscaux redevables de l'imp&#244;t sur la fortune immobili&#232;re (IFI) ne paient aucun imp&#244;t sur le revenu (IR) voire, pour certains, re&#231;oivent un remboursement provenant de cr&#233;dits d'imp&#244;ts. Cette information confirme les propos de l'ancien Ministre de l'&#233;conomie, Eric Lombard, et infirme ceux de Roland Lescure et d'Am&#233;lie de Montchalin, qui avaient tout d'abord ni&#233; une telle situation et l'existence d'une telle note.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour &#234;tre redevable de l'IFI, il faut disposer d'un patrimoine net (soit la diff&#233;rence entre d'une part, le patrimoine brut et d'autre part, l'abattement sur les r&#233;sidences principales, les dettes aff&#233;rentes au patrimoine immobilier imposable et les exon&#233;rations dont les &#171; biens professionnels &#187;) dont la valeur est sup&#233;rieure &#224; 1,3 million d'euros. Rappelons qu'en moyenne, le patrimoine brut des m&#233;nages atteint 374 900 euros en 2024, dont 61 % d'immobilier (soit 228 689 euros). S'il existe de tr&#232;s fortes in&#233;galit&#233;s au sein des redevables de l'IFI, le seuil d'entr&#233;e est donc tr&#232;s nettement sup&#233;rieur au patrimoine moyen de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pourfendeurs des imp&#244;ts directs progressifs tentent de faire valoir qu'une majorit&#233; de ces 13 000 m&#233;nages est constitu&#233;e de retrait&#233;s. Le profil avanc&#233; est le suivant : des retrait&#233;s qui r&#233;sident dans une grande ville, sont propri&#233;taires de leur r&#233;sidence principale apr&#232;s avoir pay&#233; leur pr&#234;t et ont le cas &#233;ch&#233;ant h&#233;rit&#233; d'un appartement. Mais ces personnes se retrouveraient impos&#233;es &#224; l'IFI malgr&#233; des revenus trop faibles pour &#234;tre imposables &#224; l'IR (soit environ 20 000 euros par an pour une personne retrait&#233;e seule en 2025).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce narratif ne r&#233;siste pas aux faits. Selon la note du S&#233;nat, au sein des 0,1% des foyers &#171; disposant des plus importants patrimoines immobiliers &#187;, la proportion des foyers ne payant pas d'IR est de 10,2% (pr&#232;s de 2.500 foyers concern&#233;s) et de 14,9% (pr&#232;s de 300) pour les 0,01% des foyers les plus riches (avec un patrimoine moyen de 14 millions d'euros). Et de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, s'il existe de fortes disparit&#233;s de revenus et de patrimoines parmi les redevables de l'IFI, leurs revenus sont en moyenne largement plus &#233;lev&#233;s que ceux de l'ensemble des contribuables. &lt;a href=&#034;https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-02/20240125-S2023-1489-Impot-sur-la-fortune-immobiliere.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Selon la Cour des comptes,&lt;/a&gt; le revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence des redevables d&#233;clarant plus de 10 millions de patrimoine net s'&#233;l&#232;ve ainsi en moyenne &#224; 2,7 millions d'euros quand celui des redevables d&#233;clarant un patrimoine net entre 1,3 et 10 millions d'euros s'&#233;l&#232;ve &#224; 211 200 d'euros. Les revenus des autres contribuables est plus faible : pour 40 millions de foyers fiscaux, le revenu annuel moyen s'&#233;l&#232;ve en effet &#224; 31 000 euros. Ceci corrobore &lt;a href=&#034;https://www.impots.gouv.fr/dgfip-statistiques-limpot-sur-la-fortune-immobiliere-en-2024&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une r&#233;cente &#233;tude de la DGFiP sur l'IFI&lt;/a&gt;dans laquelle il est pr&#233;cis&#233; que les redevables de l'IFI, percevaient des revenus plus &#233;lev&#233;s et plus diversifi&#233;s sur les contribuables qui ne paient pas l'IFI. Il existe donc certainement des retrait&#233;s qui d&#233;clarent un patrimoine sup&#233;rieur &#224; 1,3 millions d'euros mais qui per&#231;oivent un revenu trop faible pour &#234;tre imposable. Mais ils sont bien loin de repr&#233;senter la majorit&#233; de ces 13 000 redevables de l'IFI. L'explication de cette anomalie fiscale est donc &#224; trouver ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ph&#233;nom&#232;nes peuvent l'expliquer : la fraude et l'optimisation, la fronti&#232;re entre les deux &#233;tant parfois difficile &#224; d&#233;finir en raison de l'ing&#233;nierie financi&#232;re et fiscale particuli&#232;rement complexe, voire opaque, de certains montages. Si la fraude doit &#233;videmment &#234;tre d&#233;busqu&#233;e et sanctionn&#233;e, on ne peut toutefois ignorer les nombreux m&#233;canismes l&#233;gaux qui permettent de r&#233;duire drastiquement l'IR. Le r&#244;le des holdings, d&#233;j&#224; mis en exergue lors du d&#233;bat sur la &#171; taxe Zucman &#187;, est &#224; nouveau point&#233;. Les revenus et actifs qui sont log&#233;s dans ces structures ne sont en effet pas impos&#233;s chez les particuliers qui les d&#233;tiennent. Le r&#244;le des &#171; niches fiscales &#187; &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-qui-veut-gagner-des-milliards-en-finir-avec-les-niches-fiscales-injustes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dont l'association Attac a d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; le co&#251;t&lt;/a&gt; est &#233;galement en question. On y trouve des dispositifs relatifs &#224; l'&#233;pargne immobili&#232;re et financi&#232;re ainsi que des dispositifs tr&#232;s cibl&#233;s comme la loi sur les monuments historiques et le dispositif dit &#171; Malraux &#187; par exemple, tr&#232;s pris&#233;s d'une minorit&#233; ais&#233;e de contribuables. La loi Monuments historiques est ainsi qualifi&#233;e par les sp&#233;cialistes de la d&#233;fiscalisation de &#171; rare opportunit&#233; fiscale &#187; et de &#171; dispositifs de d&#233;fiscalisation puissant &#187;. En effet, la totalit&#233; des d&#233;penses de r&#233;novation d'un bien class&#233; monument historique peut &#234;tre d&#233;duit du revenu, sans aucune limite de montant. La d&#233;fiscalisation Malraux, pour sa part, permet de b&#233;n&#233;ficier d'une r&#233;duction d'imp&#244;t pouvant atteindre jusqu'&#224; 30% du montant des travaux engag&#233;s sur un bien &#233;ligible. Ces deux dispositifs, tout comme le cumul d'autres niches, permettent de r&#233;duire le montant de l'IR, voire de l'annuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de l'utilisation des &#171; niches fiscales &#187;, certains contribuables optimisent leur revenu de telle sorte qu'il n'entre pas dans la d&#233;termination du revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence : c'est notamment le cas de ceux qui d&#233;clarent (parfois abusivement) une plus-value sur une r&#233;sidence qu'ils d&#233;clarent comme &#233;tant leur r&#233;sidence principale (la plus-value sur cession de la r&#233;sidence principale est en effet exon&#233;r&#233;e d'imp&#244;t).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle information selon laquelle certains m&#233;nages tr&#232;s ais&#233;s ne paient pas leur juste part d'imp&#244;t corrobore l'anomalie fiscale relev&#233;e par l'association Attac en mati&#232;re d'IR (voir notre article intitul&#233; &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/l-impot-sur-le-revenu-des-riches-etat-des-lieux-et-evolution-d-une-double&#034;&gt;&#171; L'imp&#244;t sur le revenu des plus riches : &#233;tat des lieux et &#233;volution d'une double injustice &#187;&lt;/a&gt;) qui montre qu'au-del&#224; d'un certain niveau de revenus, le taux r&#233;el de l'imposition des revenus d&#233;cro&#238;t. Pire, on d&#233;nombre 429 foyers fiscaux dont le revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence est compris entre 500 000 euros et 3 millions d'euros qui ne paient pas d'IR (pr&#233;cision &#233;tant faite qu'au-del&#224; de 3 millions, le nombre de foyers non imposables n'est pas estimable faute de donn&#233;es publiques : ceci signifie qu'en r&#233;alit&#233;, plus de 429 foyers au revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence sup&#233;rieur &#224; 500 000 euros ne paient pas d'IR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En finir avec cette injustice fiscale n'est d&#233;sormais plus un choix : c'est une n&#233;cessit&#233; d&#233;mocratique, budg&#233;taire, sociale et environnementale. Un syst&#232;me fiscal juste renforce le consentement &#224; l'imp&#244;t, il permet de financer les services publics, les besoins sociaux et les investissements n&#233;cessaires face au r&#233;chauffement et au d&#233;r&#232;glement climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs mesures s'imposent ainsi en urgence :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une revue des niches fiscales afin d'en r&#233;duire le co&#251;t et le nombre,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'imposition de tous les revenus au bar&#232;me progressif (ce qui signifie supprimer le pr&#233;l&#232;vement forfaitaire unique), celui-ci devant &#234;tre revaloris&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une r&#233;forme des droits de donation et de succession permettant d'exon&#233;rer les patrimoines les moins importants et de mieux imposer les plus importants (ceci passe notamment par un plafonnement du &#171; pacte Dutreil &#187; et par une refonte plus profonde de ces imp&#244;ts dont les abattements diff&#232;rent actuellement en fonction du lien de parent&#233;),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'instauration d'un imp&#244;t sur la fortune &#224; assiette large,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'instauration d'un imp&#244;t plancher sur la fortune pour &#233;viter toute d&#233;rive li&#233;e &#224; l'&#233;vitement de l'imp&#244;t,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'imp&#244;t sur le revenu des riches : &#233;tat des lieux et &#233;volution d'une double injustice</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/l-impot-sur-le-revenu-des-riches-etat-des-lieux-et-evolution-d-une-double</link>
		<guid isPermaLink="true">https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/l-impot-sur-le-revenu-des-riches-etat-des-lieux-et-evolution-d-une-double</guid>
		<dc:date>2026-01-18T11:35:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations d'Eric Lombard sur la r&#233;alit&#233; de l'imposition des revenus des plus riches ont le m&#233;rite de relancer le d&#233;bat sur la justice fiscale. Pour autant, elles ne constituent pas une r&#233;v&#233;lation. Le d&#233;bat sur l'imposition des revenus comporte en r&#233;alit&#233; deux volets : le premier concerne les taux r&#233;els d'imposition sur des revenus tandis que le second concerne l'anomalie selon laquelle certains riches &#233;chappent &#224; l'imp&#244;t sur le revenu. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est sur le premier point que nous souhaitons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/capture_d_ecran_2026-01-18_104355.png?1768729528' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;clarations d'Eric Lombard sur la r&#233;alit&#233; de l'imposition des revenus des plus riches ont le m&#233;rite de relancer le d&#233;bat sur la justice fiscale. Pour autant, elles ne constituent pas une r&#233;v&#233;lation. Le d&#233;bat sur l'imposition des revenus comporte en r&#233;alit&#233; deux volets : le premier concerne les taux r&#233;els d'imposition sur des revenus tandis que le second concerne l'anomalie selon laquelle certains riches &#233;chappent &#224; l'imp&#244;t sur le revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur le premier point que nous souhaitons apporter les &#233;l&#233;ments qui suivent. Pr&#233;cisons cependant que l'enjeu de la taxation des revenus et des patrimoines de nombreux riches log&#233;s dans des holdings et celui de l'&#233;vasion et de la fraude fiscales demeurent &#224; l'&#233;vidence des enjeux majeurs pour la justice fiscale et les recettes publiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mati&#232;re d'imp&#244;t sur le revenu, les chiffres de &#171; Bercy &#187; parlent d'eux-m&#234;mes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;les taux r&#233;els d'imposition des plus riches ont baiss&#233; depuis 2017,&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;au-del&#224; d'un certain niveau de revenu, le taux r&#233;el d'imposition d&#233;cro&#238;t, ce qui est contraire au principe de progressivit&#233; de l'imp&#244;t sur le revenu .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_287 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center insert'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/taux_1png.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/taux_1png.png?1768726805' width='500' height='276' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un premier enseignement s'impose. Au-del&#224; de 100 000 euros, le rapport entre l'imp&#244;t sur le revenu et le revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence (RFR) est sensiblement inf&#233;rieur en 2024 par rapport &#224; 2017. Les taux d'imposition n'ayant pas &#233;t&#233; remani&#233;s, il ressort de ce constat que c'est la mise en place du pr&#233;l&#232;vement forfaitaire unique (PFU) qui est la principale raison de cette baisse (rappelons que le PFU impose les revenus financiers et les plus-values financi&#232;res &#224; 30 %, dont 12,8 % d'imp&#244;t sur le revenu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre enseignement se d&#233;gage. Les taux r&#233;els d'imposition commencent &#224; baisser &#224; partir de 800 000 euros (soit 20 472 foyers en 2024). Cette baisse se poursuit au-del&#224; du seuil symbolique de 1 million d'euros (soit 14 474 foyers en 2024).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'atteindre le taux marginal du bar&#232;me de l'imp&#244;t sur le revenu (45 % pour la part du revenu imposable se situant au-del&#224; de 177 106 euros pour les revenus de 2023 impos&#233;s en 2024), ce taux d'imposition n'atteint que 20,83 % pour les foyers dont le revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence (RFR) se situe entre 1 et 2 millions d'euros et passe sous les 20 % au dessus de 2 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_288 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center insert'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/taux_2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/taux_2.png?1768726939' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2017, on constatait la m&#234;me d&#233;gressivit&#233;, mais celle-ci s'est aggrav&#233;e sensiblement depuis la mise en place du PFU. Cette situation prive de longue date l'&#201;tat de recettes importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours sur la base des donn&#233;es de &#171; Bercy &#187;, on peut avancer qu'en appliquant simplement les taux de 2017, pourtant d&#233;gressifs au-del&#224; de 800 000 euros, aux revenus de 2023 :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour les revenus sup&#233;rieurs &#224; 1 million d'euros en 2023, l'imp&#244;t sur le revenu aurait d&#233;gag&#233; un rendement suppl&#233;mentaire de 1,74 milliard d'euros en 2024,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour les revenus sup&#233;rieurs &#224; 800 000 euros en 2023, un peu plus de 2 milliards d'euros de recettes suppl&#233;mentaires auraient &#233;t&#233; d&#233;gag&#233;es en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224;, une v&#233;ritable progressivit&#233; de l'imp&#244;t sur le revenu aurait permis de d&#233;gager des recettes plus substantielles. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En appliquant un taux de 20 % pour les RFR situ&#233;s entre 100 000 et 200 000 euros allant jusqu'&#224; 28,5 % pour les revenus sup&#233;rieurs &#224; 9 millions d'euros (un taux r&#233;el tr&#232;s inf&#233;rieur au taux marginal), ce sont un peu plus de 10 milliards d'euros qui auraient &#233;t&#233; d&#233;gag&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les scenarii peuvent varier : plus de 13 milliards d'euros auraient &#233;t&#233; d&#233;gag&#233;s avec des taux allant, au sein de cette &#233;chelle de revenus, de 20 &#224; 37 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peut d&#233;cliner les exemples, un constat demeure, celui d'une anomalie majeure, incarn&#233;e par la d&#233;gressivit&#233; de l'imp&#244;t sur le revenu et par la mise en place du PFU (ainsi que par l'utilisation des &#171; niches fiscales &#187;).&lt;/strong&gt; Cette double peine cr&#233;e un manque &#224; gagner important qui p&#232;se sur la population, appel&#233;e une fois de plus &#224; &#171; faire des efforts &#187; pour pr&#233;server une situation dont seuls les plus ais&#233;s b&#233;n&#233;ficient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettre fin &#224; cette injustice est vital pour : d&#233;gager des recettes permettant de financer l'action publique (et ainsi, &#233;viter une aust&#233;rit&#233; anti-sociale et anti-&#233;conomique), r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s de revenus et renforcer le consentement &#224; l'imp&#244;t. Cela passe par un renforcement de la progressivit&#233; du syst&#232;me fiscal, et en premier lieu de l'imp&#244;t sur le revenu, ainsi que par &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/se-mobiliser/un-autre-budget-est-vital/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un certain nombre de mesures&lt;/a&gt; que l'association Attac d&#233;fend de longue date.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affaire Cum cum : la confirmation d&#8216;une fraude d'ampleur relativement peu sanctionn&#233;e</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/affaire-cum-cum-la-confirmation-d-une-fraude-d-ampleur-relativement-peu-224</link>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s le Cr&#233;dit agricole en septembre, c'est donc au tour d'une deuxi&#232;me banque, HSBC, d'accepter de verser 267,5 millions d'euros dans le cadre d'une convention judiciaire d'int&#233;r&#234;t public (CJIP) pour mettre un terme aux poursuites p&#233;nales engag&#233;es par le Parquet national financier (PNF). &lt;br class='autobr' /&gt;
L'issue de cette proc&#233;dure appelle plusieurs commentaires. &lt;br class='autobr' /&gt; L'affaire dites des &#171; Cum cum &#187; a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e en 2018. Elle aurait g&#233;n&#233;r&#233; 33,4 milliards d'euros de pertes de recettes pour la France et pr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-21.png?1768122212' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le Cr&#233;dit agricole en septembre, c'est donc au tour d'une deuxi&#232;me banque, HSBC, d'accepter de verser 267,5 millions d'euros dans le cadre d'une convention judiciaire d'int&#233;r&#234;t public (CJIP) pour mettre un terme aux poursuites p&#233;nales engag&#233;es par le Parquet national financier (PNF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'issue de cette proc&#233;dure appelle plusieurs commentaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/comprendre-la-fiscalite/article/cum-cum-cum-ex-kesako&#034;&gt;L'affaire dites des &#171; Cum cum &#187;&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e en 2018. Elle aurait g&#233;n&#233;r&#233; 33,4 milliards d'euros de pertes de recettes pour la France et pr&#232;s de 150 milliards d'euros pour les pays europ&#233;ens. Elle comporte deux volets, dont l'un, qui a concern&#233; la France, &#233;t&#233; souvent pr&#233;sent&#233; comme de l'optimisation fiscale. Or tel n'&#233;tait pas le cas, cette pratique ayant &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme un abus de droit et donc de la fraude fiscale. Selon le parquet national financier &lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#8220;Les Cum cum sont un ph&#233;nom&#232;ne majeur de fraude qui a permis &#224; des investisseurs &#233;trangers de frauder le fisc fran&#231;ais avec la complicit&#233; d'&#233;tablissements bancaires qui y ont trouv&#233; une r&#233;mun&#233;ration&lt;/strong&gt;&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sanction de cette fraude, organis&#233;e et de tr&#232;s grande ampleur, est toutefois loin d'&#234;tre &#224; la hauteur. Le versement de l'amende, accept&#233; par HSBC, permet certes d'acter officiellement le caract&#232;re ill&#233;gal de la pratique des Cum cum, mais vise surtout &#224; &#233;viter un proc&#232;s p&#233;nal pour fraude fiscale aggrav&#233;e, dont l'issue aurait pu lui &#234;tre beaucoup plus d&#233;favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle donne raison au constat de la Cour des comptes (voir &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/lutte-contre-la-fraude-fiscale-la-cour-des-comptes-s-inquiete-d-une-efficacite&#034;&gt;l'article consacr&#233; &#224; ce sujet&lt;/a&gt;) qui, dans son proc&#232;s de d&#233;cembre 2025 sur la fraude fiscale, dressait plusieurs constats pr&#233;occupants. Elle relevait que &lt;i&gt;&#171; la fraude fiscale n'est ni plus fr&#233;quemment, ni plus durement sanctionn&#233;e qu'il y a dix ans &#187;&lt;/i&gt;. Elle s'inqui&#233;tait d'une diminution &lt;i&gt;&#171; inattendue &#187;&lt;/i&gt; du nombre de personnes poursuivies devant les tribunaux correctionnels pour fraude fiscale alors que la r&#233;forme du &#171; verrou de Bercy &#187; devait produire l'inverse. Elle constatait un grand nombre de classements sans suite en mati&#232;re de poursuite p&#233;nale pour fraude fiscale. Tout cela proc&#232;de, selon la Cour des comptes, d'un manque de moyens et de portage politique. Selon le rapport de la Cour, &lt;i&gt;&#171; la lutte contre la fraude fiscale n'a pas &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e au rang de priorit&#233; dans les circulaires de politique p&#233;nale g&#233;n&#233;rale publi&#233;es depuis la r&#233;forme de 2018 &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la priorit&#233; est donn&#233;e aux diff&#233;rentes formes de transactions, fiscales (comme la pratique de r&#232;glement amiable, tr&#232;s critiqu&#233;e par la Cour des comptes) et p&#233;nales (comme la CJIP) ce qui se traduit par un niveau mod&#233;r&#233; des sanctions financi&#232;res. L'objectif de l'apaisement du contr&#244;le fiscal demeure. Ce faisant, le risque est &#233;lev&#233; de privil&#233;gier l'adoucissement des sanctions appliqu&#233;es aux fraudeurs, dont de privil&#233;gier son int&#233;r&#234;t individuel sur l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Ce basculement progressif r&#233;pond parfaitement &#224; la volont&#233; historique des conservateurs et des n&#233;olib&#233;raux qui ont toujours voulu non seulement baisser leurs imp&#244;ts, mais aussi &#233;chapper autant que faire se peut &#224; tout contr&#244;le public. Avec des cons&#233;quences importantes sur le niveau des recettes publiques, l'activit&#233; &#233;conomique et le consentement &#224; l'imp&#244;t bref, &#224; tout ce qui permet de &#171; faire soci&#233;t&#233; &#187;. Une lutte r&#233;solue contre les diff&#233;rentes formes de fraudes fiscales demeure toujours un enjeu majeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trump ne reconna&#238;t qu'une imposition : la force. </title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/trump-ne-reconnait-qu-une-imposition-la-force</link>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Du Venezuela &#224; la fiscalit&#233;, une m&#234;me logique est &#224; l'&#339;uvre. Celle de Trump. Si d'aucun doutait encore de sa volont&#233; de saborder toute mesure et toute forme de coop&#233;ration allant, m&#234;me symboliquement, dans le sens d'une r&#233;gulation des relations et des affaires internationales, voici un nouvel &#233;pisode de sa volont&#233; farouche d'imposer la loi du plus fort, la sienne. &lt;br class='autobr' /&gt; Entre 2016 et 2021, les discussions au sein de l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE) ont port&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/trump2.jpg?1767716941' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du Venezuela &#224; la fiscalit&#233;, une m&#234;me logique est &#224; l'&#339;uvre. Celle de Trump. Si d'aucun doutait encore de sa volont&#233; de saborder toute mesure et toute forme de coop&#233;ration allant, m&#234;me symboliquement, dans le sens d'une r&#233;gulation des relations et des affaires internationales, voici un nouvel &#233;pisode de sa volont&#233; farouche d'imposer la loi du plus fort, la sienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre 2016 et 2021, les discussions au sein de l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE) ont port&#233; sur un dispositif qui permettrait de limiter la concurrence fiscale internationale. Celle-ci se traduisant notamment par une baisse de l'imposition des plus riches et des plus grandes entreprises, ces discussions ont d&#233;bouch&#233; sur un accord reposant sur un principe simple : l'instauration au sein de 140 &#201;tats d'un imp&#244;t minimum sur les soci&#233;t&#233;s, afin de limiter les pratiques d'&#233;vitement fiscal des multinationales. Ces discussions ont &#233;t&#233; men&#233;es notamment par l'ancienne secr&#233;taire d'&#201;tat am&#233;ricaine au Tr&#233;sor Janet Yellen qui d&#233;clarait vouloir &lt;i&gt; &#8220;mettre fin &#224; la course vers le bas&#8221; &lt;/i&gt; en mati&#232;re d'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;canisme adopt&#233; se r&#233;sumait ainsi : si une multinationale paie moins que 15 % d'imp&#244;ts sur les soci&#233;t&#233;s dans un pays &#233;tranger (o&#249; elle poss&#232;de des filiales), le pays dans lequel elle est imposable r&#233;cup&#232;re la diff&#233;rence pour que l'ensemble des imp&#244;ts vers&#233;s par la soci&#233;t&#233; atteigne le seuil de 15 %. Ce dispositif a &#233;t&#233; valid&#233; par le Conseil de l'Union europ&#233;enne et est entr&#233; en application le 1er janvier 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Attac, qui d&#233;fend l'instauration d'une v&#233;ritable &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/se-mobiliser/un-autre-budget-est-vital/article/de-la-proposition-d-attac-a-la-loi-la-taxation-unitaire-des-multinationales&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;taxation unitaire&lt;/a&gt;, seule mesure &#224; m&#234;me de neutraliser l'&#233;vitement fiscal, cette mesure &#233;tait insuffisante. Au reste, la premi&#232;re ann&#233;e de vie de ce dispositif a d&#233;montr&#233; que son rendement, loin d'atteindre les quelque 6 milliards d'euros tels qu'estim&#233;s par &lt;a href=&#034;https://cae-eco.fr/taxation-minimale-des-multinationales-contours-et-quantification&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une note du Conseil d'analyse &#233;conomique&lt;/a&gt; ne s'&#233;tablirait finalement qu'&#224; 500 millions d'euros pour 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le pire &#233;tait &#224; venir. &#192; son retour au pouvoir, Donald Trump a retir&#233; les &#201;tats-Unis de l'accord et exig&#233; une exemption pour les multinationales, faute de quoi il appliquerait unilat&#233;ralement une mesure de r&#233;torsion : la &#171; revenge tax &#187;, un dispositif consistant &#224; pr&#233;lever jusqu'&#224; 20 % des revenus de capitaux r&#233;alis&#233;s per&#231;us par les individus et les groupes &#233;trangers issus de pays o&#249; la fiscalit&#233; &#171; d&#233;savantage &#187;, selon lui, les firmes am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord de l'OCDE constituait un petit pas, bien que tr&#232;s insuffisant. L'exemption des multinationales am&#233;ricaines constitue pour sa part un recul historique . Il ne met pas seulement fin pour une certaine p&#233;riode &#224; toute possibilit&#233; de r&#233;guler l'&#233;conomie mondiale, il va aggraver une concurrence &#233;conomique dont les effets n&#233;fastes sociaux, environnementaux et &#233;conomiques ne sont plus &#224; d&#233;montrer. Il se traduira par une captation des richesses plus importantes de la part des multinationales exempt&#233;es et par une sp&#233;culation plus importante. Il ouvre &#233;galement la porte &#224; un &#233;vitement fiscal massif, certaines entreprises pouvant se d&#233;localiser aux &#201;tats-Unis afin d'&#233;chapper &#224; l'imp&#244;t. Il fait des &#201;tats-Unis un paradis fiscal qui ne peut que d&#233;stabiliser les syst&#232;mes fiscaux et sociaux et les &#233;conomies de nombreux pays et ce, alors que les risques de conna&#238;tre une crise de tr&#232;s grande ampleur augmentent et se pr&#233;cisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision met &#233;galement au d&#233;fi les pays qui, en Europe et ailleurs, comme en Am&#233;rique latine, d&#233;fendaient cet accord et proposaient m&#234;me l'instauration d'un imp&#244;t plancher sur la fortune tel que propos&#233; par Gabriel Zucman. Vont-ils abandonner tout effort, aggravant ainsi la situation actuelle, ou vont-ils r&#233;agir pour faire face aux nombreux d&#233;fis de la p&#233;riode ? Paradoxalement, c'est en renfor&#231;ant la coop&#233;ration et la justice fiscale dans de nombreux pays que les &#201;tats-Unis et sa population r&#233;aliseront l'irresponsabilit&#233; de la d&#233;cision de Trump. Car celui-ci ne promeut qu'une forme de ruissellement : vers le haut et vers les ultrariches. Les pauvres et les classes moyennes, qui commencent d&#233;j&#224; &#224; r&#233;aliser que seuls les riches sont prot&#233;g&#233;s alors que leur r&#233;mun&#233;ration n'augmente pas, vont ressentir les effets de la politique sauvage de Donald Trump qui n'a cure de recettes publiques pour financer le peu d'action publique et de couverture sociale puisqu'il veut les transf&#233;rer au secteur marchand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce basculement, prendre des mesures permettant de financer les besoins et les biens communs et d'assurer le financement de la bifurcation sociale et &#233;cologique constitue plus que jamais un choix de soci&#233;t&#233; historique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lutte contre la fraude fiscale : la Cour des comptes s'inqui&#232;te d'une efficacit&#233; en baisse</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/lutte-contre-la-fraude-fiscale-la-cour-des-comptes-s-inquiete-d-une-efficacite</link>
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		<dc:date>2025-12-22T17:03:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le dernier rapport de la Cour des comptes sur la fraude fiscale met clairement en cause la strat&#233;gie des gouvernements de ces derni&#232;res ann&#233;es. Le rapport d&#233;montre chiffres &#224; l'appui que les r&#233;sultats de cette strat&#233;gie sont d&#233;cevants. Tr&#232;s critique, ce rapport est d'autant plus int&#233;ressant que Pierre Moscovici, premier Pr&#233;sident de la Cour des comptes jusqu'&#224; fin 2025, avait d&#233;clar&#233; au printemps, qu'il n'y avait &#171; rien &#224; gratter &#187;* sur le plan budg&#233;taire dans la lutte contre la fraude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-20.png?1766422824' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dernier rapport de la Cour des comptes sur la fraude fiscale met clairement en cause la strat&#233;gie des gouvernements de ces derni&#232;res ann&#233;es. Le rapport d&#233;montre chiffres &#224; l'appui que les r&#233;sultats de cette strat&#233;gie sont d&#233;cevants. Tr&#232;s critique, ce rapport est d'autant plus int&#233;ressant que Pierre Moscovici, premier Pr&#233;sident de la Cour des comptes jusqu'&#224; fin 2025, avait d&#233;clar&#233; au printemps, qu'il n'y avait &#171; rien &#224; gratter &#187;* sur le plan budg&#233;taire dans la lutte contre la fraude fiscale. Or, celle-ci repose sur une strat&#233;gie que le rapport met clairement en cause.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; &#171; L'&#233;cart fiscal &#187;, toujours au c&#339;ur du d&#233;bat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce rapport, la Cour constate que, si la fraude fiscale est omnipr&#233;sente dans le d&#233;bat public fran&#231;ais, elle demeure insuffisamment connue et qu'elle ne fait pas l'objet d'un chiffrage officiel, &#224; la diff&#233;rence de plusieurs pays. Elle relativise les quelques estimations existantes, comme celle du syndicat Solidaires finances publiques, qui avait chiffr&#233; le non-respect du droit fiscal, autrement dit l'&#233;cart fiscal, entre 60 et 80 milliards d'euros en 2013 puis l'avait actualis&#233; en 2018 entre 80 et 100 milliards d'euros. Soulignons au passage que la Cour des comptes se m&#233;lange all&#232;grement les pinceaux dans la timide critique qu'elle livre de cette estimation. Celle-ci, contrairement &#224; ce qu'elle &#233;crit, ne m&#233;lange pas l'optimisation fiscale agressive assimil&#233;e &#224; de l'&#233;vasion fiscale et la fraude mais concerne bien l'&#233;cart fiscal au sens strict du terme. Cette estimation, r&#233;p&#233;tons-le, n'a jamais &#233;t&#233; contredite au fond, elle est d&#8216;ailleurs largement corrobor&#233;e par d'autres travaux. Il en va ainsi de la mesure de la fraude annuelle &#224; la TVA &#233;tablie par l'INSEE (20 &#224; 26 milliards d'euros), des estimations de Gabriel Zucman (70 &#224; 80 milliards d'euros) ou de celles concernant la fraude &#224; la TVA et les pr&#233;l&#232;vements obligatoires au sein de l'Union europ&#233;enne, reprises par la Commission europ&#233;enne elle-m&#234;me (sur le sujet, lire &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/fraude-fiscale-ces-dizaines-de-milliards-toujours-perdus&#034;&gt;le billet de l'Observatoire de la justice fiscale du 12 novembre 2025&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport souligne cependant &#224; juste titre que, contrairement &#224; de nombreux pays de l'OCDE, la France ne dispose pas d'une estimation globale et r&#233;guli&#232;re de cet &#233;cart fiscal. Or, ce manque emp&#234;che d'une part, de mieux comprendre les &#233;volutions des diverses formes de fraudes et d'autre part, nuisent &#224; une &#233;valuation rigoureuse de l'efficacit&#233; du contr&#244;le fiscal. Il n'est donc pas &#233;tonnant que la Cour pr&#233;conise, &#224; nouveau, qu'une mesure de cet &#233;cart fiscal soit effectu&#233;e sur l'ensemble des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Des r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal relativement en baisse malgr&#233; de nombreuses mesures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le rapport rappelle &#224; juste titre que, entre 2013 et 2023, de nombreuses mesures ont &#233;t&#233; prises par les gouvernements successifs. Apr&#232;s l'affaire Cahuzac, la loi du 6 d&#233;cembre 2013 a par exemple aggrav&#233; les peines en cas de fraude fiscale. Le parquet national financier a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; cette &#233;poque &#233;galement. Plus tard, la loi du 23 octobre 2018 a assoupli le fameux &#171; verrou de Bercy &#187;, peu apr&#232;s la loi dite Essoc (loi &#171; Pour un &#201;tat au service d'une soci&#233;t&#233; de confiance &#187;) qui a instaur&#233; le droit &#224; l'erreur. Plus r&#233;cemment, un plan gouvernemental a &#233;t&#233; annonc&#233; au printemps 2023. Il &#233;tait donc temps de dresser un bilan de ces dispositifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat dress&#233; par la Cour des comptes est amer et particuli&#232;rement instructif. Il note ainsi les r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal (soit &#171; l'ensemble des droits rappel&#233;s et des taxes et cr&#233;dits d'imp&#244;t non rembours&#233;s &#187;) est pass&#233; en dix ans (entre 2015 et 2024), de 16,1 &#224; 17,4 milliards d'euros, soit une progression de 8 % en euros courants, une progression nettement inf&#233;rieure &#224; celle du total des recettes fiscales encaiss&#233;es par la DGFiP (44 %). La Cour pr&#233;cise que, rapport&#233;s aux recettes fiscales totales, ces r&#233;sultats ont diminu&#233;, passant de 4,3 % en 2015 &#224; 2,8 % en 2024, ce qui traduit une baisse relative du rendement financier du contr&#244;le fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; La fraude fiscale est de moins en moins sanctionn&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfon&#231;ant le clou sur le pr&#233;tendu renforcement des sanctions pour fraude fiscale, la Cour pr&#233;cise&lt;i&gt; &#171; la fraude fiscale n'est ni plus fr&#233;quemment, ni plus durement sanctionn&#233;e qu'il y a dix ans &#187;&lt;/i&gt;. Il y a pire : &lt;i&gt;&#171; En valeur absolue, c'est donc une diminution inattendue du nombre de personnes poursuivies devant les tribunaux correctionnels pour fraude fiscale qui est constat&#233;e depuis la r&#233;forme du &#171; verrou de Bercy &#187;, puisque celui-ci est pass&#233; d'un peu plus de 850 par an sur les deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant la r&#233;forme &#224; 700 en 2023 et 2024. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d&#233;plore ainsi un grand nombre de classements sans suite en mati&#232;re de poursuite p&#233;nale pour fraude fiscale. Il indique que &lt;i&gt;&#171; la r&#233;pression p&#233;nale de la fraude fiscale reste marginale et les moyens qui y sont consacr&#233;s, modestes &#187;&lt;/i&gt;. Il pr&#233;cise que, en 2023, sur 4,3 millions d'affaires p&#233;nales enregistr&#233;es par le parquet, 108 000 seulement concernaient les mati&#232;res &#233;conomique, financi&#232;re ou sociale, et seules 2 865 portaient sur l'infraction de fraude fiscale &#224; titre principal. Ces affaires repr&#233;sentent donc 2,7 % des affaires de la d&#233;linquance &#233;conomique, financi&#232;re ou sociale, et une part infinit&#233;simale de l'activit&#233; p&#233;nale globale. &lt;strong&gt;Pour la Cour, l'une des explications est la suivante :&lt;i&gt;&#171; la lutte contre la fraude fiscale n'a pas &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e au rang de priorit&#233; dans les circulaires de politique p&#233;nale g&#233;n&#233;rale publi&#233;es depuis la r&#233;forme de 2018 &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sanctions financi&#232;res p&#233;nales, pour leur part, sont mod&#233;r&#233;es, tandis que le montant des sanctions fiscales a fortement diminu&#233; sur la p&#233;riode 2015-2024. Il repr&#233;sentait 30 % du montant de l'imp&#244;t &#233;lud&#233; en 2015, mais seulement 15 % dix ans apr&#232;s. Le rapport revient &#233;galement sur les &#171; r&#232;glements d'ensemble &#187;, dont le nombre est pass&#233; de 116 en 2019 &#224; 315 en 2024. Les r&#232;glements d'ensemble sont des accords &#224; l'amiable conclus entre l'administration fiscale et les contribuables soumis &#224; un redressement fiscal dans le but d'am&#233;liorer les relations entre ces deux parties. Le profil des contribuables qui en b&#233;n&#233;ficient est particulier ; ils affichent un revenu fiscal m&#233;dian de 210 000 euros pour les personnes physiques et de 8,7 millions pour les personnes morales. Ce dispositif pose de s&#233;rieuses questions quant au principe d'&#233;galit&#233; de traitement devant l'imp&#244;t et a &#233;t&#233; critiqu&#233; dans &lt;a href=&#034;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_fin/l17b1601_rapport-information&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un r&#233;cent rapport de l'Assembl&#233;e nationale&lt;/a&gt;. La Cour appelle a minima &#224; mieux pr&#233;ciser les modalit&#233;s d'application et &#224; am&#233;liorer leur suivi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Un faux renforcement des moyens du contr&#244;le fiscal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Cour s'int&#233;resse &#233;galement &#224; la transformation profonde des m&#233;thodes de d&#233;tection de la fraude, d&#233;sormais largement fond&#233;e sur le croisement massif de donn&#233;es et l'utilisation d'outils de data mining. Rappelons qu'en 2023, ces m&#233;thodes sont &#224; l'origine de la moiti&#233; des contr&#244;les fiscaux, mais qu'elles n'en ont repr&#233;sent&#233; que 13,8 % des r&#233;sultats financiers. Le d&#233;calage est frappant, ce qui conduit la Cour &#224; s'interroger sur l'efficacit&#233; r&#233;elle de ces outils et &#224; en demander une &#233;valuation syst&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour ne note pas de progression importante des r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal ou de la d&#233;tection de la fraude fiscale mais pour elle, &lt;i&gt;&#171; Il est en revanche notable que cette relative stagnation est survenue alors que les effectifs affect&#233;s au contr&#244;le fiscal ont, selon la DGFiP, diminu&#233; de 19 % entre 2015 et 2024 &#187;&lt;/i&gt;. Une affirmation qui confirme ce que nous disions dans &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/rapport-fraude-fiscale-sociale-aux-prestations-sociales-ne-pas-se-tromper-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le rapport Attac-Union syndicale Solidaires de mars 2022&lt;/a&gt;. Le rapport &#233;voque &#224; plusieurs reprises les r&#233;ductions des effectifs que subissent les services de contr&#244;le fiscal qui &lt;i&gt;&#171; contribue &#224; une &#233;volution des pratiques vers des proc&#233;dures plus rapides et moins conflictuelles &#187;.&lt;/i&gt; En d'autres termes, les agents du contr&#244;le fiscal ont de moins en moins l'occasion de pousser leurs investigations et sont incit&#233;s &#224; conclure un contr&#244;le de mani&#232;re &#171; apais&#233;e &#187;, c'est-&#224;-dire sans forc&#233;ment appliquer les sanctions ad&#233;quates. La faute &#224; une orientation politique qui s'est traduite dans la loi ESSOC. Pour la Cour en effet, &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; la strat&#233;gie de rendement et de rapidit&#233; conduit &#224; privil&#233;gier les r&#232;glements amiables en &#233;vitant autant que faire se peut le passage devant le juge &#187;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. On ne saurait &#234;tre plus clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans ce rapport aux allures de r&#233;quisitoire, la Cour souligne que, malgr&#233; les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s en mati&#232;re de coop&#233;ration internationale il demeure impossible de conclure de mani&#232;re certaine &#224; une am&#233;lioration de l'efficacit&#233; globale de la lutte contre la fraude fiscale. Elle &#233;met m&#234;me clairement l'hypoth&#232;se selon laquelle &lt;i&gt;&#171; les r&#233;sultats observ&#233;s peuvent aussi bien traduire une baisse de la fraude qu'une moindre performance du contr&#244;le &#187;.&lt;/i&gt; La Cour rappelle ainsi que &lt;i&gt;&#171; Les r&#233;sultats actuels de la lutte contre la fraude fiscale sont &#224; mettre en regard d'une diminution des effectifs affect&#233;s au contr&#244;le fiscal, elle-m&#234;me concomitante d'une amplification consid&#233;rable de la masse des informations mises &#224; disposition de l'administration fiscale, de par la volont&#233; du l&#233;gislateur &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Une conclusion s'impose : renforcer v&#233;ritablement la lutte contre la fraude fiscale
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Absence de r&#233;elle volont&#233; de mesurer la fraude, r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal d&#233;cevants, moyens insuffisants, sanction mod&#233;r&#233;e, c'est peu de dire que le rapport de la Cour des comptes met clairement en cause les choix des gouvernements successifs en mati&#232;re de lutte contre la fraude. Il renvoie les d&#233;clarations publiques de premiers ministres et ministres successifs dans leurs cordes. &lt;strong&gt;Au fond, dans son rapport, la Cour met en cause toute la strat&#233;gie des gouvernements de ces derni&#232;res ann&#233;es. In fine, ce rapport pose donc la question d'un changement de strat&#233;gie en la mati&#232;re. Il &#233;tait temps.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/fraude-fiscale-fraude-sociale-les-mecomptes-du-premier-president-de-la-cour&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/fraude-fiscale-fraude-sociale-les-mecomptes-du-premier-president-de-la-cour&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Cour des comptes relance le d&#233;bat sur l'imposition du patrimoine (et &#231;a tombe bien !)</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/la-cour-des-comptes-relance-le-debat-sur-l-imposition-du-patrimoine-et-ca-tombe-220</link>
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		<dc:date>2025-12-03T07:02:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Conseil des pr&#233;l&#232;vements obligatoires (CPO), organisme rattach&#233; &#224; la Cour des comptes, vient de publier un rapport accompagn&#233; de plusieurs rapports th&#233;matiques sur l'imposition du patrimoine. Ses travaux portent tout &#224; la fois sur les revenus du patrimoine, sa d&#233;tention et sa transmission (vente de biens, donations, successions, etc). Les premi&#232;res r&#233;actions sont &#233;clairants : le Medef est d&#233;j&#224; vent debout contre les pr&#233;conisations du CPO qui, si elles &#233;taient mises en &#339;uvre, feraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil des pr&#233;l&#232;vements obligatoires (CPO), organisme rattach&#233; &#224; la Cour des comptes, vient de publier un rapport accompagn&#233; de plusieurs rapports th&#233;matiques sur l'imposition du patrimoine. Ses travaux portent tout &#224; la fois sur les revenus du patrimoine, sa d&#233;tention et sa transmission (vente de biens, donations, successions, etc). Les premi&#232;res r&#233;actions sont &#233;clairants : &lt;strong&gt;le Medef est d&#233;j&#224; vent debout contre les pr&#233;conisations du CPO&lt;/strong&gt; qui, si elles &#233;taient mises en &#339;uvre, feraient davantage contribuer les plus ais&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travaux du CPO dressent plusieurs constats, d&#233;j&#224; connus, mais qui ont le m&#233;rite d'&#234;tre rappel&#233;s. On les r&#233;sumera ainsi. Dans son ensemble, &lt;strong&gt;la fiscalit&#233; du patrimoine est complexe et in&#233;galitaire&lt;/strong&gt;. Les revenus des foyers les plus ais&#233;s ont augment&#233; de mani&#232;re plus importante que ceux du reste de la population, de m&#234;me que leur patrimoine, ce qui a contribu&#233; &#224; l'accroissement des in&#233;galit&#233;s entre les m&#233;nages fran&#231;ais. La taxation des donations et successions pr&#233;sente certes des taux &#233;lev&#233;s, mais qui s'appliquent &#224; une assiette fortement r&#233;duite par diff&#233;rents dispositifs d&#233;rogatoires dont l'impact est croissant. Ces dispositifs se cumulent &#224; des fins d'optimisation fiscale : assurance-vie, d&#233;membrement de propri&#233;t&#233; ou encore le fameux pacte Dutreil. Enfin, cette fiscalit&#233; est source de distorsions &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CPO d&#233;plore aussi la diversit&#233; des strat&#233;gies d'&#233;vitement de l'imp&#244;t, par voie d'optimisation ou de fraude, notamment au plan international. Le rapport rappelle notamment que &lt;i&gt;&#171; La libre circulation des capitaux a facilit&#233; leur exode vers des paradis fiscaux. Si la d&#233;tention d'actifs &#224; l'&#233;tranger n'est pas ill&#233;gale en soi, elle ouvre la possibilit&#233; d'accumuler du patrimoine et des revenus sans les d&#233;clarer au fisc domestique &#187;&lt;/i&gt;. Le rapport pr&#233;cise que, si peu de contribuables se domicilient &#224; l'&#233;tranger pour &#233;viter les droits de succession, &lt;strong&gt;l'&#233;vitement de l'imp&#244;t est massif en mati&#232;re d'imposition du stock de patrimoine.&lt;/strong&gt; Il valide une fois de plus les travaux qui d&#233;noncent l'ampleur de l'&#233;vasion fiscale. Le CPO confirme les estimations selon lesquels 8% de la richesse mondiale est log&#233;e dans les paradis fiscaux, cette proportion pouvant atteindre 15 % dans l'Europe occidentale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux du CPO ont plusieurs m&#233;rites. Ils relancent la n&#233;cessite d'une r&#233;forme de la fiscalit&#233; du patrimoine. Et ce d'autant plus que la dynamique d&#233;mographique va se traduire par des transferts massifs de richesses, notamment parmi les personnes ais&#233;s et tr&#232;s riches. Ils portent sur l'ensemble de la fiscalit&#233; du patrimoine, en englobant par exemple des imp&#244;ts dont on d&#233;bat peu, les droits de mutation &#224; titre on&#233;reux, souvent nomm&#233;s &#171; droits de notaire &#187; dans le langage courant (ce sont les imp&#244;ts pay&#233;s &#224; l'occasion de la vente d'un bien immobilier notamment). Ils mettent en lumi&#232;re les nombreux dispositifs qui permettent de r&#233;duire l'imp&#244;t. Enfin, ils montrent, dans leur pr&#233;conisation, la n&#233;cessit&#233; d'imposer une partie des revenus log&#233;s dans les holdings, ce que proposait, dans une version plus ambitieuse, Gabriel Zucman avec son projet d'imp&#244;t plancher sur les milliardaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CPO aura toutefois eu la tr&#232;s mauvaise id&#233;e d'abaisser le plafond des livrets d'&#233;pargne r&#233;glement&#233;s. Si cette proposition n'aurait de fait concerner qu'une minorit&#233; de personnes (rappelons que, s'agissant du livret A, pour un tiers des &#233;pargnants, le montant des d&#233;p&#244;ts est inf&#233;rieur &#224; 1.500 euros), elle a suscit&#233; des cris d'orfraie au sein de certains responsables politiques. Ceux-ci, en faisant valoir cette mesure sans l'expliquer, tentent en r&#233;alit&#233; de d&#233;cr&#233;dibiliser un rapport qui, sur le fond, porte davantage sur un r&#233;&#233;quilibrage fiscal dont ils ne veulent pas puisque ce sont les m&#234;mes qui se sont farouchement oppos&#233;s &#224; la taxe Zucman et &#224; toute mesure relevant la contribution des ultrariches et des multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le sens profond des propositions du CPO est ailleurs. On rel&#232;vera notamment les deux scenarii qu'il propose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le CPO propose un premier sc&#233;nario : imposer les revenus log&#233;s sur une longue dur&#233;e au sein de holdings contr&#244;l&#233;es par un nombre limit&#233; de personnes physiques et plafonner les possibilit&#233;s d'optimisation de l'imposition des transmissions de patrimoine en &#233;tablissant une contribution diff&#233;rentielle sur les hauts patrimoines pour les successions et les donations, hors transmissions au conjoint survivant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le second sc&#233;nario propose de cr&#233;er un imp&#244;t diff&#233;rentiel sur la fortune personnelle, non plafonn&#233;, &#224; un taux mod&#233;r&#233; et portant sur l'ensemble du patrimoine d&#233;tenu hors biens professionnels, de restreindre le champ du pacte Dutreil aux seuls actifs professionnels, d'allonger de deux ans la dur&#233;e d'engagement n&#233;cessaire pour b&#233;n&#233;ficier de l'exon&#233;ration partielle et de rabaisser le taux d'exon&#233;ration partielle de 75 &#224; 50 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux scenarii ne visent pas &#224; augmenter le rendement global de l'imposition du patrimoine, mais &#224; mieux la r&#233;partir. C'est un premier pas. Pour Attac, qui porte d'autre propositions, plus volontaristes, les travaux du CPO sont cependant tr&#232;s utiles, tant dans les donn&#233;es qu'ils livrent que dans &lt;strong&gt;des pr&#233;conisations qui prennent de facto le contre-pied de ce que veulent le pouvoir et les ultrariches&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
De quoi donner l'envie de poursuivre le combat pour une juste r&#233;partition des richesses favoris&#233;e, notamment, par une v&#233;ritable justice fiscale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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