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	<title>Observatoire de la justice fiscale</title>
	<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/</link>
	<description>L'Observatoire offre des cl&#233;s de compr&#233;hension sur le r&#244;le de l'imp&#244;t, des finances publiques et d'une v&#233;ritable justice fiscale : notes, interviews, explications &#224; vocation p&#233;dagogique.</description>
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		<title>Observatoire de la justice fiscale</title>
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		<title>Un rapport du Conseil d'analyse &#233;conomique instructif qui valide des propositions d'Attac</title>
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		<dc:date>2026-10-28T07:26:54Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Conseil d'analyse &#233;conomique (CAE) vient de publier une note intitul&#233;e &#171; Une strat&#233;gie &#233;conomique de ruptures pour la France &#187;. Cette note pr&#233;cise en pr&#233;ambule que, pour la premi&#232;re fois depuis 2014, l&#8216;ensemble des &#233;conomistes membres du CAE ont sign&#233; cette note, ce qui veut dire que toutes et tous en partagent l'orientation. Un fait suffisamment rare pour &#234;tre soulign&#233;, notamment au vu de certaines pr&#233;conisations du rapport. Le rapport ne pr&#233;conise pas de r&#233;volution fiscale et sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-27.png?1793171740' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil d'analyse &#233;conomique (CAE) vient de publier une note intitul&#233;e &#171; Une strat&#233;gie &#233;conomique de ruptures pour la France &#187;. Cette note pr&#233;cise en pr&#233;ambule que, pour la premi&#232;re fois depuis 2014, l&#8216;ensemble des &#233;conomistes membres du CAE ont sign&#233; cette note, ce qui veut dire que toutes et tous en partagent l'orientation. Un fait suffisamment rare pour &#234;tre soulign&#233;, notamment au vu de certaines pr&#233;conisations du rapport. Le rapport ne pr&#233;conise pas de r&#233;volution fiscale et sociale certes, pour autant, alors que le d&#233;bat budg&#233;taire se poursuit, le gouvernement serait bien inspir&#233; de le lire et d'en tenir compte&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quelles &#8220;ruptures&#8221; pr&#233;conis&#233;es par le CAE ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette strat&#233;gie de rupture est pr&#233;sent&#233;e comme permettant de r&#233;pondre &#224; plusieurs d&#233;fis : les transformations mondiales, avec la mont&#233;e en puissance de l'IA, l'impact du changement climatique, les tensions g&#233;opolitiques et commerciales mais aussi l'&#233;ducation, la productivit&#233;, la hausse de la pauvret&#233; et la situation des comptes publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie pr&#244;n&#233;e par le CAE peut se r&#233;sumer de la mani&#232;re suivante :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le CAE pr&#233;conise d'investir dans l'&#233;cole et la jeunesse&lt;/strong&gt; : le CAE constate que la d&#233;pense par &#233;l&#232;ve au primaire est inf&#233;rieure de 19 % &#224; la moyenne de l'OCDE et qu'un tiers seulement des jeunes issus des 20 % de m&#233;nages les plus modestes acc&#232;dent &#224; l'enseignement sup&#233;rieur contre 90 % pour les enfants des 10 % des m&#233;nages les plus ais&#233;s. Le CAE pr&#233;conise en cons&#233;quence un effort budg&#233;taire suppl&#233;mentaire d'ici 2035 de 4 milliards d'euros par an pour r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s scolaires ce qui, dans le contexte, est une proposition &#171; parlante &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le CAE propose aussi de relancer la productivit&#233; et l'innovation, pour laquelle le CAE propose un programme &#171; France 2040 &#187;, dot&#233; de 6 milliards d'euros annuel pour une dur&#233;e de 10 ans (auxquels il faut ajouter 600 millions d'euros pour am&#233;liorer la diffusion technologique au sein des PME). Pour ce faire, &lt;strong&gt;le CAE propose de revoir le cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche (CIR)&lt;/strong&gt;, dont le co&#251;t budg&#233;taire annuel d&#233;passe d&#233;sormais les 8 milliards d'euros, afin de le cibler davantage sur les PME. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le CAE pr&#233;conise &#233;galement de r&#233;orienter les politiques de l'emploi &lt;strong&gt;en r&#233;duisant progressivement certains all&#232;gements de cotisations &lt;/strong&gt; et de r&#233;affecter les moyens vers l'emploi des jeunes, des seniors et des personnes durablement &#233;loign&#233;es du travail. Le rapport souligne que ces changements doivent &#234;tre accompagn&#233;s d'efforts pour am&#233;liorer les conditions de travail. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le CAE propose &#233;galement de &lt;strong&gt;r&#233;duire la pauvret&#233; et les in&#233;galit&#233;s patrimoniales&lt;/strong&gt;. Pour ce faire, il veut agir &#171; &#224; la racine &#187;, par l'&#233;cole, l'orientation et l'insertion professionnelle. Si le CAE propose une allocation sociale unifi&#233;e cibl&#233;e sur les m&#233;nages les plus expos&#233;s, notamment les familles monoparentales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le CAE, cette allocation &#171; vise &#224; harmoniser les bases ressources et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il propose aussi de renforcer la progressivit&#233; de l'imp&#244;t en abaissant l'avantage fiscal procur&#233; par le &#171; Pacte Dutreil &#187; (pour un co&#251;t budg&#233;taire de 4 et 5,5 milliards d'euros selon les estimations) dont b&#233;n&#233;ficient les tr&#232;s grandes transmissions.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de la dette publique, il est int&#233;ressant de constater que le CAE rappelle qu'il existe de nombreuses propositions de sensibilit&#233;s diff&#233;rentes (on y retrouve ainsi des propositions que Attac conna&#238;t bien comme l'imp&#244;t sur la fortune climatique ou l'extension de la taxe sur les transactions financi&#232;res au trading &#224; haute fr&#233;quence, la taxe Zucman, mais aussi d'autres, contest&#233;es, comme le rel&#232;vement de la TVA par exemple). Le CAE ne tranche cependant pas entre elles et renvoie le choix de la r&#233;partition de l'effort aux d&#233;cisions politiques. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de transition climatique, il est l&#224; aussi instructif de voir que, si le CAE soutient la mise en place de l'extension du march&#233; carbone europ&#233;en pr&#233;vue pour 2028, il recommande de redistribuer une part importante des recettes aux m&#233;nages vuln&#233;rables, sous forme de compensations directes et visibles (le &#171; dividende carbone &#187; selon le CAE). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport porte &#233;galement sur le renforcement de la s&#233;curit&#233; &#233;conomique et de la d&#233;fense en pr&#233;conisant une baisse de la d&#233;pendance strat&#233;gique qui serait rendue possible par la diversification des approvisionnements. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, le CAE pr&#233;conise une r&#233;allocation des ressources pour que les politiques publiques soient plus efficaces. Contrairement au gouvernement et aux mouvements de droite et d'extr&#234;me droite qui font du recul de la protection sociale et des services publics l'unique angle pour &#171; redresser les comptes publics &#187;, le CAE ne propose pas de faire des r&#233;formes (sociales, &#233;ducatives ou technologiques) une solution au redressement budg&#233;taire. &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Le CAE parle de &#171; ruptures &#187; avec des pr&#233;conisations qui rejoignent celles d'Attac&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs constats &#233;maillent le rapport comme celui-ci :&lt;i&gt; &#171; la mobilit&#233; sociale interg&#233;n&#233;rationnelle y est (NDR : en France) aussi faible qu'aux &#201;tats-Unis pour l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation sup&#233;rieure ; la mobilit&#233; salariale au cours de la vie est faible en comparaison internationale ; et les in&#233;galit&#233;s de patrimoine, nettement sup&#233;rieures &#224; celles des revenus, se doublent d'un poids croissant de l'h&#233;ritage dans la formation des positions &#233;conomiques &#187;.&lt;/i&gt; Il est relativement rare de voir dans des rapports de ce type d'organismes (rappelons que le r&#244;le du CAE est de conseiller le gouvernement) un lien aussi direct entre in&#233;galit&#233;s et injustices et difficult&#233;s &#233;conomiques et budg&#233;taires. C'est l'un des atouts de ce rapport, dont on peut ne pas partager certaines pr&#233;conisations, mais dont certaines rejoignent des positions d'Attac bien connues, comme le meilleur ciblage du cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche et le plafonnement du pacte Dutreil ou encore, plus largement, lorsqu'il fait le lien entre in&#233;galit&#233;s et injustices et les d&#233;fis &#224; relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les mesures en d&#233;bat entre lesquelles le rapport ne choisit pas, relevons que le CAE n'en juge aucune infaisable ou irr&#233;aliste, ce qui constitue le principal argument des opposants &#224; toute mesure visant &#224; renforcer la progressivit&#233; du syst&#232;me fiscal. Le CAE en pr&#233;conise m&#234;me le renforcement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce propos, on ne peut que saluer les pr&#233;conisations du CAE en mati&#232;re de CIR et de pacte Dutreil. Outre que ces pr&#233;conisations sont parfaitement l&#233;gitimes sur le fond, elles valident &#233;galement les positions d'Attac. On pourrait m&#234;me ajouter &#224; notre actif le rendement estim&#233; par le CAE du renforcement de la lutte contre la fraude fiscale (3 milliards d'euros &#224; court terme), bien loin devant le renforcement de la lutte contre la fraude sociale, soit aux cotisations sociales et aux prestations sociales (500 millions d'euros). De la m&#234;me mani&#232;re, la CAE s'attaque, certes plut&#244;t timidement, aux all&#232;gements de cotisations sociales, les fameuses niches sociales dont le co&#251;t faramineux (plus de 90 milliards d'euros de manque gagner par an) plombe les finances sociales avec un tr&#232;s maigre r&#233;sultat en termes d'emplois cr&#233;&#233;s ou sauvegard&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, fort du constat selon lequel la hausse du prix des &#233;nergies fossiles &lt;i&gt;&#171; p&#232;sera davantage, en proportion de leurs revenus, sur certains m&#233;nages modestes, lorsqu'ils d&#233;pendent de la voiture ou d'un chauffage fossile et disposent de peu d'alternatives &#224; court terme &#187;&lt;/i&gt;, le CAE ne recommande pas de faire contribuer ces m&#233;nages, mais maintient qu'un effort budg&#233;taire doit &#234;tre rapidement engag&#233;. On devine ici en creux que l'effort doit &#234;tre surtout support&#233; par les agents &#233;conomiques les plus ais&#233;s, ce qu'Attac pr&#233;conise de longue date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certes, les membres du CAE n'ont pas adh&#233;r&#233; aux propositions d'Attac. Il est toutefois tr&#232;s instructif de voir que cette institution, directement rattach&#233;e au Premier Ministre, &#233;voque le terme &#171; ruptures &#187; et que certaines de ses propositions visent &#224; renforcer la progressivit&#233; du syst&#232;me fiscal, &#224; r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s et &#224; organiser le financement face au changement climatique. C'est un premier pas et aussi une forme de reconnaissance de ce que l'association Attac d&#233;fend.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon le CAE, cette allocation &#171; vise &#224; harmoniser les bases ressources et les bar&#232;mes du RSA, de la prime d'activit&#233; et des aides au logement autour d'un revenu social de r&#233;f&#233;rence, tout en simplifiant l'acc&#232;s aux droits et en r&#233;duisant ainsi le non-recours &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Droits de donation et de succession : id&#233;es fausses et vrais enjeux</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/droits-de-donation-et-de-succession-idees-fausses-et-vrais-enjeux</link>
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		<dc:date>2026-10-22T12:13:21Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les d&#233;bats sur l'imposition des fortunes et sur la &#171; taxe Zucman &#187; le montrent ais&#233;ment : la concentration continue des richesses entre les mains des ultrariches pose avec acuit&#233; la question de la fiscalit&#233; du patrimoine. Les droits de donation et de succession, en particulier, pourraient bien &#234;tre au centre du d&#233;bat fiscal &#224; venir. Cet imp&#244;t n'a pas bonne presse. M&#233;connu, il fait par ailleurs l'objet de d&#233;clarations grossi&#232;res et trompeuses de la part de ceux qui veulent le r&#233;duire, voire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/arton52-1eb6d_2_-3.jpg?1792666956' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;bats sur l'imposition des fortunes et sur la &#171; taxe Zucman &#187; le montrent ais&#233;ment : la concentration continue des richesses entre les mains des ultrariches pose avec acuit&#233; la question de la fiscalit&#233; du patrimoine. Les droits de donation et de succession, en particulier, pourraient bien &#234;tre au centre du d&#233;bat fiscal &#224; venir. Cet imp&#244;t n'a pas bonne presse. M&#233;connu, il fait par ailleurs l'objet de d&#233;clarations grossi&#232;res et trompeuses de la part de ceux qui veulent le r&#233;duire, voire le supprimer. D'autres en pr&#233;conisent le renforcement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Historiquement, cet imp&#244;t a &#233;t&#233; pens&#233; comme un moyen de d&#233;gager des recettes et de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s, ce qui devait permettre d'en finir avec la soci&#233;t&#233; de rentiers qui s'&#233;tait forg&#233;e par l'accumulation de richesses. La rente &#233;tait consid&#233;r&#233;e non seulement comme injuste mais aussi comme anti-&#233;conomique. Pour certains lib&#233;raux attach&#233;s &#224; la r&#233;ussite par le m&#233;rite et non par l'h&#233;ritage, il faut imposer les successions. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il est reconnu &#224; cette imposition un r&#244;le important en mati&#232;re de redistribution et d'&#233;galit&#233; des chances.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question revient donc en force &#224; l'occasion du d&#233;bat budg&#233;taire et des &#233;lections pr&#233;sidentielles. L'offensive est lanc&#233;e par les mouvements situ&#233;s &#224; droite et &#224; l'extr&#234;me droite, qui se prononcent pour une baisse, voire une suppression, de cet imp&#244;t. Il est donc urgent de mesurer les enjeux afin de rappeler l'importance de l&#233;gitimer et de r&#233;nover les droits de donation et de succession.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Les in&#233;galit&#233;s patrimoniales se renforcent sur fond de hausse de la valeur globale du patrimoine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par planter le d&#233;cor du patrimoine des m&#233;nages en France. Le patrimoine des m&#233;nages repr&#233;sentait environ 600 % du revenu national en 2020, contre 300 % en 1970, la part du patrimoine h&#233;rit&#233; dans la richesse fran&#231;aise ayant par ailleurs fortement augment&#233; : elle est en effet pass&#233;e de 35 % au d&#233;but des ann&#233;es 1970 &#224; 70 % aujourd'hui&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les notes du Conseil d'analyse &#233;conomique (CAE), Repenser l'h&#233;ritage, n&#176; 69, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce qui alimente la dynamique des in&#233;galit&#233;s de patrimoine. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'h&#233;ritage est &#224; l'origine de la fortune des ultrariches : 7 des 9 Fran&#231;ais devenus milliardaires en 2024 sont des h&#233;ritiers, tandis qu'un quart des milliardaires fran&#231;ais est issu de trois familles. Les 0,1 % des h&#233;ritiers les plus favoris&#233;s recevraient pour leur part en moyenne environ 13 millions d'euros, soit 180 fois l'h&#233;ritage m&#233;dian&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport d'Oxfam France, &#171; Super-h&#233;ritages : le jackpot fiscal des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par ailleurs, selon l'INSEE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Donn&#233;es de l'INSEE reprises par l'Observatoire des in&#233;galit&#233;s, &#171; 85 % des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, environ un tiers des m&#233;nages n'h&#233;ritent jamais au cours de leur vie. Surtout, 85 % des h&#233;ritages re&#231;us sont inf&#233;rieurs &#224; 100 000 euros (dont 62 % sont inf&#233;rieurs &#224; 30 000 euros). Selon l'INSEE, d&#233;but 2024, 10 % des m&#233;nages d&#233;tenaient plus de 858 000 euros de patrimoine brut, tandis que 30 % en poss&#232;dent moins de 40 000 euros, le patrimoine net m&#233;dian se situant &#224; 148 000 euros&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;INSEE Focus, &#171; Les montants de patrimoine d&#233;tenus par les m&#233;nages en 2025 &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;L'offensive n&#233;oconservatrice est lanc&#233;e contre les droits de donation et de succession&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Les mouvements n&#233;olib&#233;raux et conservateurs sont historiquement oppos&#233;s &#224; tout ce qui ressemble &#224; un imp&#244;t direct progressif. Depuis le tournant n&#233;olib&#233;ral des ann&#233;es 1980, ils ont r&#233;ussi &#224; affaiblir la progressivit&#233; de l'imp&#244;t sur le revenu avec la baisse des taux du bar&#232;me, la r&#233;duction du nombre de tranches ou encore le d&#233;veloppement des &#171; niches fiscales &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2017, ils ont obtenu une victoire importante avec d'une part, la transformation de l'imp&#244;t de solidarit&#233; sur la fortune en simple imp&#244;t sur la fortune immobili&#232;re et d'autre part, avec la cr&#233;ation du pr&#233;l&#232;vement forfaitaire unique. De la sorte, les revenus financiers, principale source de revenu des plus riches, ne sont plus impos&#233;s au bar&#232;me progressif de l'imp&#244;t sur le revenu tandis que la valeur des titres &#233;chappe &#224; tout imp&#244;t sur la fortune. Ajoutons &#224; cela que la baisse des imp&#244;ts sur les entreprises (baisse du taux de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s et baisse des imp&#244;ts dits &#171; de production &#187;) a nourri le b&#233;n&#233;fice des entreprises, ce qui leur a donn&#233; des marges de man&#339;uvre suppl&#233;mentaires pour distribuer d'importants dividendes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les n&#233;olib&#233;raux et les conservateurs, il reste une cible &#224; abattre : les droits de donation et de succession, des imp&#244;ts progressifs sur le patrimoine qu'ils honnissent. Pour cela, tout est bon, notamment jouer sur la profonde m&#233;connaissance de cet imp&#244;t. En grand d&#233;fenseur de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, Eric Ciotti a d&#233;clar&#233; qu'il fallait supprimer cet &#171; imp&#244;t sur la mort&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Boris Menenti, &#171; Que r&#233;pondre &#224; ceux qui voient dans la taxation de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; pour que les familles puissent transmettre &#224; leurs enfants le fruit d'une vie d'efforts et de travail. Ce sont les m&#234;mes &#233;l&#233;ments de langage de George Bush qui, en 2005, voulait supprimer cet imp&#244;t alors qu'il ne concernait que les 2 % des Am&#233;ricains les plus riches.&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Les droits de donation et de succession ne jouent pas r&#233;ellement leur r&#244;le redistributif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'argument selon lequel il faudrait exon&#233;rer le fruit d'une vie de travail sous-entend que la plupart des successions sont imposables. C'est faux. En r&#233;alit&#233;, l'immense majorit&#233; des transmissions (environ 85 %) n'est pas concern&#233;e par les droits de donations et de successions. Selon l'INSEE, pr&#232;s des deux tiers des transmissions de patrimoine (62 %) repr&#233;sentent moins de 30 000 euros, et plus d'un tiers (35 %) n'atteignent m&#234;me pas 8 000 euros. De facto, les mesures visant &#224; les all&#233;ger ou les baisser b&#233;n&#233;ficieraient tr&#232;s largement aux plus riches. En outre, le manque &#224; gagner qui d&#233;coulerait d'un &#233;ventuel all&#232;gement serait immanquablement pay&#233; par toute la population, par l'affaiblissement du service public et la pression aust&#233;ritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les droits de donations et de successions jouent trop peu leur r&#244;le redistributif. Comme c'est h&#233;las d&#233;j&#224; le cas pour d'autres imp&#244;ts comme l'imp&#244;t sur le revenu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Attac/Observatoire de la justice fiscale, &#171; A la recherche de l'imp&#244;t (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'&#233;cart entre les taux des bar&#232;mes progressifs (&#233;tablis en fonction des liens de parent&#233;) et la r&#233;alit&#233; de l'imposition des transmissions de patrimoines est abyssal. Le taux marginal du bar&#232;me progressif pour une succession &#171; en ligne directe &#187; (entre parents et enfants) peut ainsi atteindre 45 % en th&#233;orie. Mais dans les faits, les tr&#232;s gros h&#233;ritages b&#233;n&#233;ficient de nombreuses possibilit&#233;s de r&#233;duire leur taux effectif moyen qui s'&#233;tablit ainsi &#224; environ 10 %, selon les estimations disponibles, parfois beaucoup moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment est-ce possible ? Certains m&#233;canismes all&#232;gent la facture finale. Il existe ainsi un abattement de 100 000 euros (qui se &#171; r&#233;g&#233;n&#232;re &#187; tous les 15 ans) appliqu&#233; pour une succession ou une donation de chaque parent &#224; chaque enfant. Au sein d'une famille de 2 parents et 2 enfants, 400 000 euros de patrimoine net peuvent ainsi &#234;tre transmis par voie de donation sans payer d'imp&#244;t et ce, tous les 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette possibilit&#233; ne concerne bien &#233;videmment que les plus ais&#233;s. L'INSEE confirme d'ailleurs que seuls &lt;i&gt;&#171; 20 % des m&#233;nages ont d&#233;j&#224; re&#231;u une donation au cours de leur vie. Il s'agit des donations d&#233;clar&#233;es, devant un notaire, un avocat ou &#224; l'administration fiscale. Ces m&#233;nages ont un patrimoine moyen encore plus &#233;lev&#233; (698 300 euros), que ceux qui ont h&#233;rit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. C'est la raison pour laquelle tout rel&#232;vement de cet abattement et/ou toute r&#233;duction de la dur&#233;e au cours de laquelle cet abattement s'applique ne peut m&#233;caniquement concerner que les plus ais&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre cet abattement (applicable &#224; toutes les transmissions en ligne directe), les plus riches optimisent leur gestion patrimoniale avec, notamment le pacte Dutreil, les dispositifs pr&#233;vus en mati&#232;re d'assurance-vie, le d&#233;membrement de propri&#233;t&#233; ou encore la non-taxation de certaines plus-values latentes lors de la transmission. Ces dispositifs profitent particuli&#232;rement aux grandes transmissions et diminuent donc la progressivit&#233; de l'imp&#244;t. &#192; titre d'exemple, l'assurance-vie, qui permet dans certaines conditions de transmettre des sommes avec une fiscalit&#233; plus favorable que le r&#233;gime successoral classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pacte Dutreil, pour sa part, pr&#233;voit une exon&#233;ration de 75 % sur certaines transmissions d'entreprises. Ce dispositif n'est pas plafonn&#233; et b&#233;n&#233;ficie par cons&#233;quemment massivement aux transmissions importantes, pour un manque &#224; gagner important : 5,5 milliards d'euros par an&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport de la Cour des comptes, &#171; Le pacte Dutreil, un dispositif fiscal en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il constitue un puissant outil de gestion et de transmission du patrimoine sur le long terme, ce qui explique que les donations en repr&#233;sentent une tr&#232;s large part. Il se cumule par ailleurs avec le d&#233;membrement de propri&#233;t&#233;, l'anticipation d'une donation en nue propri&#233;t&#233; et les abattements pour donation en ligne directe notamment, qui se r&#233;g&#233;n&#232;rent tous les 15 ans. L'utilisation de tout ou partie de ces m&#233;canismes abaisse consid&#233;rablement l'imposition r&#233;elle des transmissions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France strat&#233;gie a ainsi estim&#233; que, pour l'ensemble des transmissions, le taux moyen effectif d'imposition (soit le rendement de l'imp&#244;t rapport&#233; au montant annuel total d'actifs transmis) est proche de 5 % mais qu'il se situe entre 2 % et 3 % pour les successions en ligne directe. Dans son rapport sur le pacte Dutreil, la Cour des comptes a m&#234;me montr&#233; que dans certaines conditions, ce taux effectif peut descendre jusqu'&#224; 1,63 % voire 0,7 % pour des donations &#224; 2,5 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Les impacts d&#233;vastateurs d'une soci&#233;t&#233; de rentiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si rien n'est fait, les in&#233;galit&#233;s patrimoniales vont augmenter alors que les 10 % des m&#233;nages les plus riches d&#233;tiennent d&#233;j&#224; 55 % du patrimoine, alimentant la reconstitution d'une soci&#233;t&#233; de rentiers. Le flux annuel des transmissions patrimoniales d&#233;passe aujourd'hui 15 % du revenu national. Et la France entre en effet dans une p&#233;riode de &#171; grande transmission &#187; : plus de 9 000 milliards d'euros de patrimoine devraient &#234;tre transmis entre 2025 et 2040, plus de 18 000 milliards d'euros d'ici 2050, notamment avec la disparition progressive de la g&#233;n&#233;ration du baby-boom&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Perspectives, l'analyse &#233;conomique et sectorielle du Groupe cr&#233;dit agricole, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, selon Oxfam France, dans les 30 prochaines ann&#233;es, 25 milliardaires fran&#231;ais transmettront &#224; leurs h&#233;ritier&#8729;es plus de 460 milliards d'euros de super-h&#233;ritages sur lesquels l'&#201;tat risque de perdre 160 milliards en raison des niches fiscales existantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du creusement des in&#233;galit&#233;s et de la reconstitution d'une soci&#233;t&#233; de rentiers, les effets sociaux et environnementaux s'annoncent d&#233;vastateurs si aucune r&#233;forme visant &#224; mieux taxer les transmissions n'est engag&#233;e. La concentration des richesses peut ainsi avoir un impact sur le co&#251;t du foncier, avec des effets d'&#233;viction probables pour de nombreux m&#233;nages. Une soci&#233;t&#233; de rentiers fige par ailleurs les classes sociales en bloquant l'ascenseur social. Le consentement &#224; l'imp&#244;t peut s'effondrer dans un contexte de profonde crise d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, sur le plan &#233;conomique, l'&#233;pargne nourrira la rente passive plut&#244;t que l'investissement productif. Enfin, dans une telle soci&#233;t&#233; qui fera la part belle &#224; la consommation de luxe, les rentiers verront leur capacit&#233; &#224; polluer se renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les recettes manqueraient aux services publics, qui ne seraient plus en capacit&#233; d'assurer leurs missions, au risque que elles-ci soient sacrifi&#233;es ou transf&#233;r&#233;es au secteur marchand.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; R&#233;former et renforcer la progressivit&#233; des droits de donation et de succession : l&#233;gitime et n&#233;cessaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les politiques n&#233;olib&#233;rales et conservatrices nous m&#232;nent dans une impasse. La bifurcation sociale et &#233;cologique s'impose. Elle n&#233;cessite un financement &#224; la hauteur des enjeux. Vu l'&#233;tat du syst&#232;me fiscal actuel, marqu&#233; par une grande injustice, les sources de financement se trouvent chez les plus riches et notamment sur la d&#233;tention et la transmission des patrimoines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat ne sera pas simple, car les partis conservateurs et d'extr&#234;me droite veulent r&#233;duire, voire supprimer, les droits de donation et de succession et engager un vaste mouvement de privatisations. En somme, on aura d'un c&#244;t&#233;, les partisans d'un maintien et d'une vraie r&#233;forme de ces imp&#244;ts et de l'autre, ceux qui veulent les r&#233;duire voire les supprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet imp&#244;t n'est pas populaire pour deux raisons principales : il n'est pas connu et il renvoie dans l'imaginaire collectif &#224; la mort. Au reste, l'expression &#171; imp&#244;t sur la mort &#187; est utilis&#233;e par ses opposants, m&#234;me si cela rel&#232;ve en r&#233;alit&#233; de la manipulation. Pour le dire simplement, personne ne souhaite mourir et tout le monde veut l&#233;gitimement que ses enfants h&#233;ritent de ce qui a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;. Sur cette base qui nourrit les id&#233;es fausses, le but des opposants est donc de tenter de convaincre la population de demander la suppression de cet imp&#244;t. Or, nous l'avons vu, l'argument consistant &#224; dire qu'il faut baisser voire supprimer cet imp&#244;t pour que tout le monde puisse transmettre &#224; ses enfants le fruit d'une vie de travail est particuli&#232;rement sp&#233;cieux et trompeur puisque dans les faits le fruit d'une vie de travail est transmis sans droits de succession dans 85 % des cas (les transmissions non imposables).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fiscalit&#233; successorale est difficile &#224; comprendre, notamment en raison de la multiplication des abattements, exon&#233;rations et bar&#232;mes ou encore des dispositifs favorisant la transmission du patrimoine. Cette complexit&#233; conduit les Fran&#231;ais &#224; surestimer le niveau r&#233;el de taxation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;nover les droits de donation et de succession et leur redonner une r&#233;elle progressivit&#233;, synonyme de justice fiscale et d'efficacit&#233; budg&#233;taire et &#233;conomique, il existe plusieurs propositions :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; calculer l'imp&#244;t sur la totalit&#233; de ce qu'un h&#233;ritier a re&#231;u au cours de sa vie, plut&#244;t que s&#233;par&#233;ment pour chaque succession ou donateur ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; revoir les bar&#232;mes pour d'une part, renforcer la progressivit&#233; r&#233;elle de l'imp&#244;t. Sur ce point, plusieurs pistes existent : une proposition de loi propose un taux de 50 % au-del&#224; de 3 millions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Proposition de loi instaurant un imp&#244;t sur les grandes successions (IGS) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou instaurer un h&#233;ritage maximum&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivia Boulay, &#171; H&#233;ritage : taxer plus ou moins, le grand clivage de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ces pistes pouvant se combiner avec le rel&#232;vement ou l'adaptation des abattements existants afin d'exon&#233;rer les transmissions de faible ou de moyenne importance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Antony Cortes, &#171; H&#233;ritage : exon&#233;rer en dessous de 200 000 euros, tout (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avec l'instauration d'u plafond en montant et non en pourcentage sur la r&#233;sidence principale pour faire davantage contribuer les transmissions comportant des biens de grande valeur ou encore avec l'instauration d'un h&#233;ritage universel pour toutes et tous4&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Thomas Pikerry, &#171; La solution la plus simple pour diffuser la richesse est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;viter que certaines transmissions de valeur moyenne entre parents relativement &#233;loign&#233;s paient des droits de donation et de succession (car si la plupart des successions sont non imposables, certaines entre cousins le sont) : il faut donc r&#233;duire ou supprimer ces diff&#233;rences de bar&#232;me ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; s'attaquer aux principales niches fiscales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Note d'Attac, &#171; Qui veut gagner des milliards ? En finir avec les niches (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en commen&#231;ant par plafonner l'&#233;conomie d'imp&#244;t permis par le pacte Dutreil afin de ne pas p&#233;naliser la transmission de PME et de mettre davantage &#224; contribution les transmissions patrimoniales importantes (les super-h&#233;ritages) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ajouter une dimension &#233;cologique sous forme de &#171; contribution verte &#187; sur les h&#233;ritages. La fiscalit&#233; pourrait tenir compte de la performance &#233;nerg&#233;tique des biens immobiliers transmis ainsi que de l'empreinte carbone des patrimoines financiers (par exemple pour taxer davantage les titres financiers d&#233;tenus dans des industries &#171; brunes &#187;), ce qui permettrait de rendre la fiscalit&#233; plus &#233;cologique et d'inciter &#224; investir dans des activit&#233;s respectueuses de l'environnement.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; garantir une plus grande transparence en mati&#232;re de statistiques pour &#233;clairer le d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces propositions ont le m&#233;rite d'aller dans le bon sens. Mais avant tout, il faudra faire &#339;uvre de p&#233;dagogie pour d&#233;fendre cet imp&#244;t face &#224; l'offensive r&#233;actionnaire &#224; l'&#339;uvre. Les conservateurs ont d&#233;tricot&#233; l'imp&#244;t sur le revenu (avec de nombreuses niches fiscales et le pr&#233;l&#232;vement forfaitaire unique qui a sorti les revenus financiers du bar&#232;me progressif de l'imp&#244;t sur le revenu) et mis fin &#224; l'imp&#244;t de solidarit&#233; sur la fortune, ils ont r&#233;duit les moyens de l'administration fiscale. Il leur reste &#224; s'attaquer aux droits de succession et de donation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la question du financement de la s&#233;curit&#233; sociale (et face aux projets de TVA sociale), c'est l'un des grands sujets du d&#233;bat fiscal du moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les notes du Conseil d'analyse &#233;conomique (CAE), Repenser l'h&#233;ritage, n&#176; 69, d&#233;cembre 2021 et Les &#201;chos, &#171; L'&#233;norme h&#233;ritage des boomers &#187;, 9 mars 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport d'Oxfam France, &#171; Super-h&#233;ritages : le jackpot fiscal des ultra-riches &#187;, 13 mai 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Donn&#233;es de l'INSEE reprises par l'Observatoire des in&#233;galit&#233;s, &#171; 85 % des h&#233;ritages sont inf&#233;rieurs &#224; 100 000 euros &#187;, 28 avril 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;INSEE Focus, &#171; Les montants de patrimoine d&#233;tenus par les m&#233;nages en 2025 &#187;, n&#176; 371, 9 d&#233;cembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Boris Menenti, &#171; Que r&#233;pondre &#224; ceux qui voient dans la taxation de l'h&#233;ritage un imp&#244;t sur la mort ? &#187;, Le Nouvel Obs, 21 novembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Attac/Observatoire de la justice fiscale, &#171; A la recherche de l'imp&#244;t perdu &#187;, 16 avril 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport de la Cour des comptes, &#171; Le pacte Dutreil, un dispositif fiscal en forte croissance &#224; mieux cibler &#187;, novembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Perspectives, l'analyse &#233;conomique et sectorielle du Groupe cr&#233;dit agricole, &#171; France &#8211; La grande transmission &#187;, n&#176; 26/058 du 9 mars 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Proposition de loi instaurant un imp&#244;t sur les grandes successions (IGS) d'Alexandre Ouizille d&#233;pos&#233;e au S&#233;nat le 8 d&#233;cembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivia Boulay, &#171; H&#233;ritage : taxer plus ou moins, le grand clivage de la pr&#233;sidentielle 2027 &#187;, site Meilleurtaux, 11 septembre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Antony Cortes, &#171; H&#233;ritage : exon&#233;rer en dessous de 200 000 euros, tout prendre au-dessus de 12 millions, que proposent les candidats &#224; la pr&#233;sidentielle ? &#187;, L'Humanit&#233;, 22 septembre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Thomas Pikerry, &#171; La solution la plus simple pour diffuser la richesse est l'h&#233;ritage pour tous &#187;, Le Monde, 16 mai 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Note d'Attac, &#171; Qui veut gagner des milliards ? En finir avec les niches fiscales injustes &#187;, 4 juillet 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rapport du Conseil des pr&#233;l&#232;vements obligatoires sur l'&#233;volution de l'imp&#244;t sur le revenu</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/rapport-du-conseil-des-prelevements-obligatoires-sur-l-evolution-de-l-impot-sur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/rapport-du-conseil-des-prelevements-obligatoires-sur-l-evolution-de-l-impot-sur</guid>
		<dc:date>2026-10-12T16:03:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Conseil des Pr&#233;l&#232;vements Obligatoires (CPO), organisme rattach&#233; &#224; la Cour des comptes, a publi&#233; fin septembre 2026 un rapport sur l'imp&#244;t sur le revenu (IR). Ce rapport dresse un bilan d&#233;taill&#233; des &#233;volutions de l'IR et pointe notamment une tendance a priori contrast&#233;e : la hausse des revenus d&#233;clar&#233;e coupl&#233;e &#224; une baisse du taux moyen d'imposition. Il analyse la hausse du nombre de contribuables ais&#233;s non imposables &#224; l'IR et formule par ailleurs plusieurs recommandations. &lt;br class='autobr' /&gt; ** Des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-26.png?1791815425' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil des Pr&#233;l&#232;vements Obligatoires (CPO), organisme rattach&#233; &#224; la Cour des comptes, a publi&#233; fin septembre 2026 un rapport sur l'imp&#244;t sur le revenu (IR). Ce rapport dresse un bilan d&#233;taill&#233; des &#233;volutions de l'IR et pointe notamment une tendance a priori contrast&#233;e : la hausse des revenus d&#233;clar&#233;e coupl&#233;e &#224; une baisse du taux moyen d'imposition. Il analyse la hausse du nombre de contribuables ais&#233;s non imposables &#224; l'IR et formule par ailleurs plusieurs recommandations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Des revenus en hausse mais des taux d'imposition en baisse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le CPO a calcul&#233; que, entre 2017 et 2024, les revenus fiscaux d&#233;clar&#233;s des m&#233;nages ont connu une hausse significative de 23,2 % qui d&#233;passe largement l'inflation (+18,4 %). Cette progression s'explique principalement par la dynamique des revenus du capital mobilier. Le rapport souligne en effet que, depuis 2018 et la mise en place du pr&#233;l&#232;vement forfaitaire unique (PFU), les dividendes sont moins impos&#233;s que lorsqu'ils l'&#233;taient au bar&#232;me progressif. Un constat que l'association Attac a toujours dress&#233; et qui est parfaitement visible dans les montants records de distribution de dividendes. Les revenus soumis en principe &#224; un taux proportionnel - en tr&#232;s grande majorit&#233; le pr&#233;l&#232;vement forfaitaire unique (PFU) &#8211; ont ainsi augment&#233; de 33 &#224; 97 milliards d'euros entre 2017 et 2024, soit un quasi-triplement. Le rapport rel&#232;ve que cette hausse globale des revenus provient &#233;galement de la hausse des revenus des foyers interm&#233;diaires et ais&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette hausse des revenus, le taux moyen d'imposition &#224; l'IR a diminu&#233;, passant de 7,0 % du revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence (RFR) en 2017 &#224; 6,7 % en 2024. Cette baisse s'explique principalement par la r&#233;forme du bar&#232;me de l'IR en 2020 ( qui s'est traduite par une baisse du taux de la premi&#232;re tranche de 14 % &#224; 11 %) et l'impact des r&#233;ductions et cr&#233;dits d'imp&#244;t. Le rapport remarque que la progressivit&#233; de l'IR est moins marqu&#233;e qu'auparavant. Pour les 10 % des foyers fiscaux les plus ais&#233;s, le taux moyen est stable autour de 13 % mais pour le top 1 % des foyers les plus ais&#233;s, le taux moyen d'imposition est pass&#233; de 23,0 % &#224; 19,4 % ; Le rapport confirme ce qu'Attac d&#233;nonce : une fiscalit&#233; moins progressive pour les tr&#232;s hauts revenus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment la note Attac/Observatoire de la justice fiscale, &#171; A la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; L'impact des niches fiscales de l'IR&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le CPO pointe la hausse du co&#251;t des r&#233;ductions et cr&#233;dits d'imp&#244;t qui, pour le seul IR, repr&#233;sente 15 milliards d'euros en 2024 (contre 14,5 milliards en 2017). Les r&#233;ductions et cr&#233;dits d'imp&#244;t n'affecteraient la progressivit&#233; de l'imp&#244;t que pour une minorit&#233; de foyers fiscaux. Selon le CPO, ces dispositifs &lt;i&gt;&#171; procurent &#224; un nombre limit&#233; de foyers &#224; revenus &#233;lev&#233;s des avantages tr&#232;s cons&#233;quents, ce qui conduit &#224; s'interroger sur les limites des dispositifs existants de plafonnement et l'int&#233;r&#234;t d'un imp&#244;t minimal &#187;&lt;/i&gt; : 1 200 foyers fiscaux r&#233;duisent ainsi leur IR de 61 000 euros parmi lesquels 200 foyers fiscaux voient leur IR diminuer en moyenne de 220 000 euros&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport rel&#232;ve que, pour les foyers fiscaux qui r&#233;duisent leur IR de plus de 100 000 euros, &lt;i&gt;&#171; Rapport&#233; &#224; leur revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence (4,86 M&#8364;), cela correspond &#224; un taux d'imposition, apr&#232;s r&#233;ductions et cr&#233;dits d'imp&#244;t, de 20,5 %, soit un niveau &#233;quivalent &#224; celui des 1 % des foyers aux revenus les plus &#233;lev&#233;s &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Les foyers assujettis &#224; l'IFI mais non imposables &#224; l'IR : un ph&#233;nom&#232;ne marginal mais en hausse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'information est r&#233;guli&#232;rement comment&#233;e : en 2024, 13 300 foyers sont assujettis &#224; l'Imp&#244;t sur la Fortune Immobili&#232;re (IFI, c'et-&#224;-dire d&#233;clarant un patrimoine net sup&#233;rieur &#224; 1,3 million d'euros)) mais ne paient pas d'IR. Ils &#233;taient 11 900 foyers dans cette situation en 2020. Ces foyers ne sont pas les m&#234;mes : ils sont peu &#224; &#234;tre rest&#233;s non imposables plusieurs ann&#233;es de suite : 37 700 foyers fiscaux distincts ont &#233;t&#233; assujettis &#224; l'IFI sans payer d'IR au moins une ann&#233;e entre 2019 et 2024, mais seulement 1 400 l'ont &#233;t&#233; tout au long de la p&#233;riode. Cette situation s'explique notamment par l'imputation de cr&#233;dits d'imp&#244;t pour des revenus d&#233;j&#224; impos&#233;s &#224; l'&#233;tranger et de d&#233;ficits agricoles, fonciers ou industriels et commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Les recommandations du CPO &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le CPO formule trois recommandations qui s'ajoutent aux 18 formul&#233;es en 2024. Revoir la d&#233;finition du revenu pour la contribution diff&#233;rentielle sur les hauts revenus (CDHR), afin d'en renforcer l'efficacit&#233;, inscrire un cadre pluriannuel pour la fiscalit&#233; des particuliers dans la prochaine loi de programmation des finances publiques (LPFP), afin de stabiliser les r&#232;gles fiscales et limiter dans le temps le b&#233;n&#233;fice de nouvelles niches fiscales en &#233;valuant syst&#233;matiquement leur efficacit&#233; avant reconduction, afin d'&#233;viter l'accumulation de dispositifs co&#251;teux et peu efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le CPO estime n&#233;cessaire de renforcer la progressivit&#233; de l'IR, car la fiscalit&#233; reste peu progressive pour les tr&#232;s hauts revenus, de limiter les effets pervers des r&#233;ductions et cr&#233;dits d'imp&#244;t et de simplifier le syst&#232;me fiscal car la complexit&#233; des dispositifs de type &#171; niches fiscales &#187; et leur instabilit&#233; l&#233;gislative nuisent &#224; leur lisibilit&#233; et &#224; leur efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Attac propose des mesures plus ambitieuses en mati&#232;re d'imp&#244;t sur le revenu (bar&#232;me ou revue des niches fiscales par exemple), reconnaissons toutefois que les travaux du CPO sont, une fois de plus, particuli&#232;rement instructifs, en ce qu'ils pointent des anomalies et injustices fiscales que notre association d&#233;nonce de longue date.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notamment la note Attac/Observatoire de la justice fiscale, &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-a-la-recherche-de-l-impot-perdu-le-separatisme-fiscal-des-ultrariches&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; A la recherche de l'imp&#244;t perdu. Le s&#233;paratisme fiscal des ultrariches &#187;&lt;/a&gt;, 16 avril 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Taxer les riches &#187; et mobiliser les finances publiques pour pr&#233;parer l'avenir</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/taxer-les-riches-et-mobiliser-les-finances-publiques-pour-preparer-l-avenir</link>
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		<dc:date>2026-09-25T09:48:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S&#233;bastien Lecornu a confirm&#233; que le projet de loi de finances pour 2027 ne comporterait pas de hausse d'imp&#244;t, sa priorit&#233; &#233;tant de diminuer les d&#233;penses publiques pour faire baisser le d&#233;ficit public. Cette position n'est pas surprenante : elle rejoint celle de l'ensemble des forces politiques allant du centre &#224; l'extr&#234;me droite, selon lesquelles il faut &#233;viter d'augmenter les imp&#244;ts, surtout ceux concernant les plus riches et les multinationales. La raison invoqu&#233;e ne varie ni avec le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/local/cache-vignettes/L140xH150/photo_2021-10-27_14-18-41-be081.jpg?1790323054' class='spip_logo spip_logo_right' width='140' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S&#233;bastien Lecornu a confirm&#233; que le projet de loi de finances pour 2027 ne comporterait pas de hausse d'imp&#244;t, sa priorit&#233; &#233;tant de diminuer les d&#233;penses publiques pour faire baisser le d&#233;ficit public. Cette position n'est pas surprenante : elle rejoint celle de l'ensemble des forces politiques allant du centre &#224; l'extr&#234;me droite, selon lesquelles il faut &#233;viter d'augmenter les imp&#244;ts, surtout ceux concernant les plus riches et les multinationales. La raison invoqu&#233;e ne varie ni avec le temps, ni avec la conjoncture : la France est championne du monde des imp&#244;ts, les augmenter nuirait &#224; l'&#233;conomie fran&#231;aise et nous propulserait &#224; des taux records de pr&#233;l&#232;vements obligatoires rapport&#233;s au produit int&#233;rieur brut, etc. Les arguments sont les m&#234;mes que ceux des conservateurs de tout poil qui, depuis le 19&#7497; si&#232;cle, s'opposent &#224; toute proposition consistant &#224; renforcer la progressivit&#233; de l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Les ultra-riches n'ont pas r&#233;ellement &#233;t&#233; mis &#224; contribution&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour justifier le refus de toute hausse d'imp&#244;t des plus riches, le ministre des comptes publics a d&#233;clar&#233; le 24 ao&#251;t dernier : &lt;i&gt;&#171; Demander des efforts aux plus fortun&#233;s, on l'a d&#233;j&#224; fait dans les budgets pr&#233;c&#233;dents, ceux de 2024, ceux de 2025, c'&#233;tait la contribution diff&#233;rentielle sur les hauts revenus &#187;.&lt;/i&gt; Cette d&#233;claration a de quoi &#233;tonner. La contribution en question (un imp&#244;t minimal th&#233;orique de 20 % du revenu fiscal de r&#233;f&#233;rence) a en effet d&#233;gag&#233; un rendement aux allures de pourboire : 388 millions d'euros en 2025, loin des 2 milliards d'euros annonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison de cet &#233;cart ? L'optimisation fiscale&#8230; Les m&#233;nages concern&#233;s peuvent en effet agir sur leur niveau de revenu : ils ont notamment minimis&#233; les dividendes provenant de leurs holdings patrimoniales, laissant celles-ci accumuler les flux qui remontent des soci&#233;t&#233;s qu'elles contr&#244;lent. Si les strat&#233;gies d'&#233;vitement de l'imp&#244;t sont h&#233;las souvent efficaces, il est possible de taxer vraiment davantage les plus riches. Encore faut-il pr&#233;voir la bonne assiette, une juste appr&#233;hension de la capacit&#233; contributive et un contr&#244;le efficace. C'est l'int&#233;r&#234;t du d&#233;bat sur l'imp&#244;t plancher sur la fortune propos&#233; par Gabriel Zucman et des positions exprim&#233;es en faveur des droits de mutation &#224; titre gratuit (droits de donation et de succession).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Face aux besoins immenses et vitaux, investir pour bifurquer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si une v&#233;ritable imposition des plus riches contribuerait &#224; r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s et &#224; renforcer un consentement &#224; l'imp&#244;t qui s'affaiblit d'ann&#233;e en ann&#233;e, elle permettrait &#233;galement de d&#233;gager davantage de recettes publiques. Celles-ci peuvent servir &#224; financer la bifurcation sociale et &#233;cologique. Et en la mati&#232;re, les besoins d'investissements publics sont immenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan mondial, l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques estime les besoins de financement pour att&#233;nuer (le terme est prudent) le changement climatique &#224; 5 000 milliards de dollars par an jusqu'en 2030&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport de l'OCDE, &#171; Financement et investissement pour les objectifs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Pour la France, le rapport Pisani-Ferry-Mahfouz chiffrait &#224; 66 milliards d'euros par an les investissements suppl&#233;mentaires pour, l&#224; encore, att&#233;nuer le r&#233;chauffement climatique, dont pr&#232;s de la moiti&#233; en d&#233;penses publiques. Pr&#233;cisons ici que cette estimation ne prenait pas en compte toutes les d&#233;penses dites li&#233;es (d&#233;penses d'adaptation, de protection sociale, de protection de la biodiversit&#233; ou de r&#233;parations des dommages incombant &#224; l'&#201;tat)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport Pisani-Ferry-Mahfouz, &#171; Les incidences &#233;conomiques de l'action pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Au plan mondial, 831 millions de personnes vivent avec moins de 3 dollars par jour&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site de la Banque Mondiale :&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En France, avec 15,4 %, la pauvret&#233; atteint des niveaux record : pr&#232;s de 10 millions de personnes disposent de revenus mensuels inf&#233;rieurs &#224; 60 % du revenu m&#233;dian&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;INSEE, &#171; Chiffres clefs, L'essentiel sur&#8230; la pauvret&#233; &#187;, 9 juillet 2026.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Au plan mondial, selon l'Organisation des Nations Unies, 3,8 milliards de personnes n'ont pas de couverture sociale, notamment dans les 20 pays les plus vuln&#233;rables face &#224; la crise climatique, au sein desquels 91,3 % des habitants (364 millions de personnes) ne b&#233;n&#233;ficient d'aucune protection sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ONU, &#171; Plus de la moiti&#233; de la population mondiale a une couverture sociale (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On pourrait d&#233;cliner les besoins sociaux en mati&#232;re d'&#233;ducation, de sant&#233;, de logement, d'acc&#232;s aux ressources et &#224; l'&#233;nergie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sumons les enjeux de la p&#233;riode le plus simplement possible. Il serait dangereux, inconcevable et irresponsable de ne rien faire. Quelle est l'orientation &#224; d&#233;fendre ? Il s'agit d'emp&#234;cher une baisse du revenu de l'immense majorit&#233; de la population, de renforcer une action publique v&#233;ritablement au service de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, d'assurer une protection sociale de haut niveau et un acc&#232;s aux besoins fondamentaux pour toute la population, de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s dont les effets sociaux, environnementaux mais aussi d&#233;mocratiques sont d&#233;vastateurs, d'organiser la d&#233;carbonation de l'&#233;conomie et de pr&#233;server l'environnement (la biodiversit&#233;, etc). Ces enjeux sont tous li&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Pourquoi et comment mobiliser les finances publiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment organiser un financement &#224; la hauteur des enjeux ? S'agissant d'enjeux relevant de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et articulant le court et le long terme, on ne peut pas s&#8216;en remettre au seul march&#233;. Pour des raisons de justice fiscale, sociale et &#233;cologique mais aussi d'efficacit&#233;, il faut donc mobiliser les finances publiques, notamment pour favoriser l'investissement. Encore faut-il d&#233;terminer qui investit et comment. Soulignons ici le r&#244;le strat&#233;gique de l'investissement public dans des domaines prioritaires (climat, &#233;ducation, sant&#233;, logement) dans lesquels l'investissement priv&#233; et ses crit&#232;res de rentabilit&#233; &#224; court terme sont inadapt&#233;s et conduisent &#224; un d&#233;ficit d'investissement. Certes, &#224; l'&#233;vidence, pour cela, il faut des recettes publiques &#224; la hauteur, ce qui suppose une r&#233;forme fiscale en profondeur, et une politique budg&#233;taire clairement orient&#233;e vers des objectifs sociaux et environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le dire simplement, d&#233;gager des recettes suppl&#233;mentaires passe par un renforcement de la progressivit&#233; de l'imp&#244;t et, notamment, par une hausse de l'imposition des plus riches en renfor&#231;ant la progressivit&#233; de l'imposition des revenus et du patrimoine (tant au stade de sa d&#233;tention avec un imp&#244;t sur la fortune &#224; l'assiette large qu'au stade de la transmission via donation et succession) et des multinationales. &#201;conomiquement et socialement, il n'est en effet ni souhaitable, ni possible de relever l'imposition des m&#233;nages pauvres, des classes moyennes et des PME. Cela passe aussi par une action r&#233;solue contre les diff&#233;rentes formes d'&#233;vitement fiscal, qu'il s'agisse d'optimisation agressive ou de fraude fiscale. Enfin, l'argent public doit &#234;tre bien orient&#233;. Cela passe par une gouvernance budg&#233;taire orient&#233;e vers des objectifs sociaux et &#233;cologiques qui pourrait prendre la forme d'une loi organique relative aux lois de finances, sociale et &#233;cologique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Note d'Attac, &#171; Reprendre la main, pour financer la bifurcation sociale et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra donc augmenter certains imp&#244;ts, ceux des plus riches. Cela veut-il dire que nous serons &#233;cras&#233;s par le poids des pr&#233;l&#232;vements obligatoires, comme l'assurent les opposants &#224; toute hausse d'imp&#244;t ? M&#234;me pas&#8230; Concr&#232;tement, cela se traduirait surtout par du travail donn&#233; &#224; des entreprises, des associations, bref, &#224; des agents &#233;conomiques qui vont employer davantage de salari&#233;&#183;es, qui travaillent sur l'ensemble du territoire et qui pourraient acheter des mat&#233;riaux et/ou des services &#224; d'autres entreprises, etc. Gr&#226;ce &#224; ce travail suppl&#233;mentaire impuls&#233; par l'action publique, ces entreprises et leurs salari&#233;&#183;es d&#233;gageraient une valeur ajout&#233;e, ce qui soutiendrait l'activit&#233; &#233;conomique et alimenterait les recettes publiques (fiscales et sociales), lesquelles pourraient am&#233;liorer les comptes publics ainsi que le financement de financer l'action publique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, il s'agit de favoriser l'effet multiplicateur engendr&#233; par l'investissement public, selon lequel la d&#233;pense publique suppl&#233;mentaire g&#233;n&#232;re de l'activit&#233; &#233;conomique et des recettes publiques (fiscales et sociales) qui r&#233;duisent&lt;i&gt; in fine&lt;/i&gt; le d&#233;ficit cr&#233;&#233; par cette d&#233;pense suppl&#233;mentaire (et, accessoirement, qui diminue m&#233;caniquement par les emplois cr&#233;&#233;s les d&#233;penses d'assurance ch&#244;mage notamment). L'imposition suppl&#233;mentaire des agents &#233;conomiques les plus ais&#233;s ne se traduirait pour sa part pas par une baisse de leur consommation puisqu'elle affecterait leur propension &#224; &#233;pargner, voire &#224; sp&#233;culer. Les recettes de la TVA par exemple ne seraient pas touch&#233;es et il n'y aurait pas d'effet r&#233;cessif, contrairement aux politiques d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet multiplicateur a &#233;t&#233; souvent minimis&#233; et critiqu&#233; par les n&#233;olib&#233;raux puisqu'il offre une alternative &#224; leur objectif ; organiser un repli de l'action publique et de la protection sociale au profit du secteur marchand. Pourtant, il est admis (notamment au sein du Fonds mon&#233;taire international&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Blanchard, Daniel Leigh, &#171; Growth Forecast Errors and Fiscal (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) que cet effet multiplicateur a &#233;t&#233; sous-estim&#233; alors qu'il joue un r&#244;le positif. Il a &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que, si une d&#233;pense publique suppl&#233;mentaire stimule l'&#233;conomie, une baisse de d&#233;pense publique a un impact r&#233;cessif. Cela a &#233;t&#233; le cas avec la politique d'aust&#233;rit&#233; men&#233;e en Europe de 2010 &#224; 2013. Cens&#233;e favoriser la r&#233;duction de l'endettement public, son r&#233;sultat a &#233;t&#233; diff&#233;rent : l'endettement a augment&#233;, l'activit&#233; &#233;conomique n'a pas &#233;t&#233; relanc&#233;e, les in&#233;galit&#233;s ont explos&#233; et l'action publique s'est appauvrie. R&#233;cemment, une &#233;tude sur les enjeux budg&#233;taires fran&#231;ais pr&#233;cisait que&lt;i&gt; &#171; &#224; mesure que les d&#233;penses publiques sont r&#233;duites, la possibilit&#233; de stabiliser le rapport dette publique sur PIB s'&#233;loigne d'autant. Selon nous, ceci devrait exclure toute tentation de vouloir r&#233;duire les d&#233;ficits avec empressement.&lt;/i&gt; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S&#233;bastien Charles, &#171; Quelle dynamique du ratio dette publique/PIB en cas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Autrement dit, il faut &#233;viter l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire que certains candidats s'obstinent pourtant &#224; promettre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons un point pour conclure : engager une telle r&#233;forme fiscale se traduira peut-&#234;tre par une hausse temporaire du taux de pr&#233;l&#232;vements obligatoires sur le produit int&#233;rieur brut. M&#234;me si l'essentiel est ailleurs (financer les besoins), on peut pr&#233;ciser que, &#224; terme, cela peut aussi ne rien changer &#224; ce fameux ratio. En effet, augmenter les imp&#244;ts des riches et des multinationales pourrait bien ne pas impacter le taux de pr&#233;l&#232;vements obligatoires sur le PIB, puisque celui-ci b&#233;n&#233;ficierait de la relance g&#233;n&#233;r&#233;e par la d&#233;pense publique ! &#201;tonnant, non ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport de l'OCDE, &#171; Financement et investissement pour les objectifs climatiques &#187;, 21 mai 2026&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport Pisani-Ferry-Mahfouz, &#171; Les incidences &#233;conomiques de l'action pour le climat &#187;, mai 2023.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Site de la Banque Mondiale : &lt;a href=&#034;https://data360.worldbank.org/en/prosperity/poverty&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://data360.worldbank.org/en/prosperity/poverty&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;INSEE, &#171; Chiffres clefs, L'essentiel sur&#8230; la pauvret&#233; &#187;, 9 juillet 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ONU, &#171; Plus de la moiti&#233; de la population mondiale a une couverture sociale (OIT) &#187;, 12 septembre 2024.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Note d'Attac, &#171; Reprendre la main, pour financer la bifurcation sociale et &#233;cologique &#187;, 6 octobre 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivier Blanchard, Daniel Leigh, &#171; Growth Forecast Errors and Fiscal Multipiers, IMF Working Paper &#187;, 2013&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S&#233;bastien Charles, &#171; Quelle dynamique du ratio dette publique/PIB en cas d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire ? &#201;valuation du cas fran&#231;ais via le cadre comptable de Pasinetti &#187;, Revue de la r&#233;gulation, automne 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Choc des salaires &#187; : l'arnaque choc de Gabriel Attal</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/choc-des-salaires-l-arnaque-choc-de-gabriel-attal</link>
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		<dc:date>2026-08-04T11:56:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations de Gabriel Attal sur la diff&#233;rence entre le salaire brut et le salaire net ont de quoi faire fr&#233;mir. M. Attal a en effet d&#233;clar&#233; : &#171; On a un &#233;cart entre le net et le brut qui est trop important, c'est quasiment un scandale national (&#8230;) On doit tout faire pour permettre aux salaires d'augmenter (...) en faisant des &#233;conomies sur notre d&#233;pense sociale, en repensant le financement de notre mod&#232;le de protection sociale &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;claration ne dit cependant rien des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-24.png?1785752933' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;clarations de Gabriel Attal sur la diff&#233;rence entre le salaire brut et le salaire net ont de quoi faire fr&#233;mir. M. Attal a en effet d&#233;clar&#233; : &lt;i&gt;&#171; On a un &#233;cart entre le net et le brut qui est trop important, c'est quasiment un scandale national (&#8230;) On doit tout faire pour permettre aux salaires d'augmenter (...) en faisant des &#233;conomies sur notre d&#233;pense sociale, en repensant le financement de notre mod&#232;le de protection sociale &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration ne dit cependant rien des cons&#233;quences de ce que propose l'ancien Ministre et Premier Ministre dont la part dans la fameuse d&#233;rive des comptes public est lourde. Il en appelle certes &#224; des &#171; r&#233;formes structurelles &#187; mais, curieusement, celles-ci ne sont jamais clairement explicit&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un petit retour sur l'approche d&#233;fendue par Gabriel Attal et un certain discours dans lequel se retrouvent les n&#233;olib&#233;raux, les conservateurs et l'extr&#234;me droite s'impose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout d'abord, dans ce discours, il ne doit pas y avoir de hausse des salaires bruts, ce qui signifie que le partage de la richesse cr&#233;&#233;e chaque ann&#233;e ne doit pas changer.&lt;/strong&gt; Or, elle reste de longue date d&#233;favorable aux salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La r&#233;duction de l'&#233;cart que GabrieL Attal et d'autres appellent de leurs v&#339;ux consiste donc simplement &#224; r&#233;duire la part salariale des cotisations sociales. En d'autres termes, les salari&#233;&#183;es r&#233;cup&#233;reraient ce que la S&#233;curit&#233; sociale perdrait. Celle-ci devrait donc (une nouvelle fois si l'on en juge notamment par l'ampleur du co&#251;t des &#171; niches sociales &#187;) r&#233;duire ses d&#233;penses, ce que souhaite M. Attal, alors que les besoins, eux, ne diminuent pas. Par cons&#233;quent, pour prendre en charge les besoins qui ne seraient plus couverts, les assurances et compl&#233;mentaires priv&#233;es proposeraient de nouvelles prestations. Et, pour b&#233;n&#233;ficier d'une couverture sociale (sant&#233;, retraite...), les salari&#233;&#183;es verraient leurs contributions aux compl&#233;mentaires et autres fonds de pensions (d&#233;fendus par plusieurs personnalit&#233;s qui proposent &#171; d'introduire une dose de capitalisation &#187;) augmenter, perdant ainsi une partie de la hausse de salaire qu'ils/elles avaient cru engranger dans cette op&#233;ration. Un transfert de financement et de richesse en forme de tour de passe-passe en quelque sorte. En r&#233;alit&#233;, ce discours se contente de suivre la logique n&#233;olib&#233;rale que l'on retrouve, par exemple dans les propositions de supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, sans pr&#233;ciser o&#249;, comment et quand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	M. Attal ne s'arr&#234;te pas l&#224;. &lt;strong&gt;En appelant &#224; revoir le mode de financement de la S&#233;curit&#233; sociale, il pose les jalons d'une hausse de la TVA&lt;/strong&gt; , comme d'autres avant lui. Voici quelques ann&#233;es, le projet port&#233; actuellement par Gabriel Attal &#233;tait vu par certains responsables politiques (comme M. Chertier, alors membre de l'UMP) comme une alternative &#224; la &#171; TVA sociale &#187; (qui suppose, elle, une hausse de la TVA en contre-partie d'une baisse de la part dite &#171; patronale &#187; des cotisations sociales). Or l&#224; aussi, ce qui est envisag&#233; consiste en un transfert, au demeurant particuli&#232;rement in&#233;quitable et injuste. En effet, la hausse des salaires provoqu&#233;e par la baisse de la part salariale des cotisations sociales serait &#233;galement absorb&#233;e par ce que les salari&#233;&#183;es devraient payer en TVA tous les jours. En quoi cela est-il, l&#224; aussi, un tour de passe-passe en forme d'arnaque ? Il ne faut pas l'oublier : les revenus du travail sont tr&#232;s majoritairement consomm&#233;s. Pire, les revenus les plus faibles sont int&#233;gralement consomm&#233;s pour faire face aux besoins quotidiens. Ce sont donc eux qui supportent la proportion la plus &#233;lev&#233;e de leurs revenus en TVA et en imp&#244;ts sur la consommation. Le pouvoir d'achat d'une grande partie des salari&#233;&#183;es en serait affect&#233;. Une telle hausse de la TVA ne serait donc pas seulement injuste, mais aussi &#233;conomiquement r&#233;cessive. En revanche, une hausse des salaires modifierait le partage des richesses et se traduirait par une hausse du pouvoir d'achat qui, accompagn&#233;e par une r&#233;forme fiscale telle qu'Attac le propose, permettrait une r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s et du taux de pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sumons le tout : une hausse du salaire net compens&#233;e par une hausse des compl&#233;mentaires en mati&#232;re de couverture sociale et de TVA&#8230; On a vu mieux comme choc !&lt;/strong&gt; Mais au fond, l'objectif de M. Attal est ailleurs : poursuivre l'affaiblissement de la S&#233;curit&#233; sociale (et des services publics), persuad&#233; que le secteur marchand fera mieux, mais sans le dire trop fort, pour ne pas susciter le d&#233;bat de soci&#233;t&#233; dont le pays aurait pourtant besoin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui veut la peau de la lutte contre la fraude fiscale ? </title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/qui-veut-la-peau-de-la-lutte-contre-la-fraude-fiscale</link>
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		<dc:date>2026-07-22T19:04:55Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le rapport de la Commission des finances de l'Assembl&#233;e nationale sur les moyens de la Direction g&#233;n&#233;rale des finances publiques (DGFiP) consacr&#233;s &#224; la lutte contre la fraude fiscale d&#233;montre, une nouvelle fois, l'impact de la baisse des moyens de la lutte contre la fraude fiscale. Pour Attac, il est d&#233;cid&#233;ment temps de &#171; changer de braquet &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; ** C'est un fait : la baisse des effectifs plombe les r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rapport constate que la baisse des effectifs allou&#233;s au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/arton8242-b02da-6c5cf-3.png?1784742814' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le rapport de la Commission des finances de l'Assembl&#233;e nationale sur les moyens de la Direction g&#233;n&#233;rale des finances publiques (DGFiP) consacr&#233;s &#224; la lutte contre la fraude fiscale d&#233;montre, une nouvelle fois, l'impact de la baisse des moyens de la lutte contre la fraude fiscale. Pour Attac, il est d&#233;cid&#233;ment temps de &#171; changer de braquet &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; C'est un fait : la baisse des effectifs plombe les r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le rapport constate que la baisse des effectifs allou&#233;s au contr&#244;le fiscal plombe les r&#233;sultats de la lutte contre la fraude fiscale. La relative stabilit&#233; apparente des r&#233;sultats ne saurait masquer le fait qu'en proportion des recettes encaiss&#233;es par la DGFiP, ces r&#233;sultats sont faibles et sont tendanciellement orient&#233;s &#224; la baisse. Le rapport pr&#233;cise que, &#171; Entre 2015 et 2024, les recettes fiscales recouvr&#233;es par la DGFiP ont progress&#233; de 44 %. Dans le m&#234;me temps, les r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal n'ont pas suivi : de 21,2 milliards d'euros en 2015, ils sont revenus &#224; 20,1 milliards en 2024, soit un recul de 5,4 % en euros courants et de l'ordre de 20 % une fois corrig&#233; de l'inflation. Le contr&#244;le d&#233;croche &#224; mesure que l'assiette progresse &#187;. Le rapport confirme ainsi ce que notre organisation d&#233;plorait dans son rapport de mars 2022 intitul&#233; &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/rapport-fraude-fiscale-sociale-aux-prestations-sociales-ne-pas-se-tromper-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Fraude fiscale, sociale, aux prestations sociales : ne pas se tromper de cible &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat n'est pas nouveau. En 2019, dans son rapport consacr&#233; &#224; &lt;a href=&#034;https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-fraude-aux-prelevements-obligatoires&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la fraude aux pr&#233;l&#232;vements obligatoires&lt;/a&gt;, la Cour des comptes mettait en relation la baisse du nombre de contr&#244;les avec la baisse des effectifs. La Cour d&#233;plorait par ailleurs dans &lt;a href=&#034;https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-lutte-contre-la-fraude-fiscale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un rapport de d&#233;cembre 2025&lt;/a&gt;la faiblesse des r&#233;sultats du contr&#244;le fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant pr&#233;cis&#233;ment des effectifs allou&#233;s &#224; la lutte contre la fraude fiscale, le rapport de la Commission des finances montre qu'ils sont pass&#233;s de 12 362 en 2015 &#224; 10 497 en 2025. La chute est cependant plus spectaculaire si l'on pr&#233;cise que le nombre d'agents affect&#233;s dans des services de contr&#244;le de la DGFiP &#233;tait en effet de 13 336 &#171; &#233;quivalents temps plein travaill&#233; &#187; (ETPT) en 2010, soit la p&#233;riode au cours de laquelle les premiers scandales de fraude fiscale de la p&#233;riode r&#233;cente ont explos&#233;) : depuis, les services de contr&#244;le ont donc perdu pr&#232;s de 3000 emplois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; La r&#233;ponse des gouvernements ? Un peu de &#171; com &#187; dans une strat&#233;gie d'affaiblissement sans pr&#233;c&#233;dent du contr&#244;le fiscal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si l'ensemble des gouvernements des 15/20 derni&#232;res ann&#233;es portent une lourde responsabilit&#233; dans ce constat pr&#233;occupant, c'est peu de dire que les gouvernements r&#233;cents n'ont pas apport&#233; de r&#233;ponse &#224; la hauteur. En mai 2023, Gabriel Attal, alors ministre de l'action et des comptes publics, avait d&#233;clar&#233; &#224; grands renforts de communication la cr&#233;ation de 1 500 emplois pour la lutte contre la fraude dans le cadre de son plan fraude. Officiellement, depuis l'annonce de ce plan, les effectifs d&#233;di&#233;s au contr&#244;le fiscal ont &#233;t&#233; renforc&#233;s de mani&#232;re volontariste : depuis 2023, 780 emplois dont 622 au titre de la lutte contre la fraude (incluant le contr&#244;le fiscal et la pr&#233;vention avec l'accompagnement des entreprises) et 158 dans le recouvrement des amendes (soit &#224; peine plus de 50 % de l'objectif de renforts pour 2027) ont &#233;t&#233; implant&#233;s dans certains services. Mais, outre que le nombre de ces emplois est loin de combler la chute constat&#233;e depuis 2010, il n'est issu que de red&#233;ploiements internes &#224; une DGFiP qui continue globalement de perdre des emplois alors que sa charge de travail augmente : le nombre de foyers fiscaux et d'entreprises augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs publics arguent que, gr&#226;ce &#224; l'intelligence artificielle, l'efficacit&#233; de la lutte contre la fraude fiscale n'est pas r&#233;ellement alt&#233;r&#233;e. Mais les chiffres parlent : la proportion de contr&#244;les fiscaux issus de l'IA sur le total des contr&#244;les est sup&#233;rieure &#224; 50 %, mais les r&#233;sultats financiers restent d&#233;cevants : 16,3 % en 2025...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ajouter &#224; ce constat pr&#233;occupant l'impact du changement de philosophie tr&#232;s &#171; macroniste &#187; du contr&#244;le fiscal consistant &#224; favoriser la n&#233;gociation et l'accompagnement. Le rapport rappelle le constat dress&#233; par la Cour des comptes (&lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/lutte-contre-la-fraude-fiscale-la-cour-des-comptes-s-inquiete-d-une-efficacite&#034;&gt;que nous avions trouv&#233; tr&#232;s instructif&lt;/a&gt;), selon laquelle, &lt;i&gt;&#171; la perte de moyens humains pour effectuer le travail de qualification de la fraude, n&#233;cessairement moins ais&#233; que de n&#233;gocier une issue concert&#233;e avec le contribuable, place la France dans une situation paradoxale. En important le mod&#232;le anglo-saxon de compliance et de rar&#233;faction des contr&#244;les, sans les doter des sanctions cr&#233;dibles, elle a affaibli la dissuasion de la fraude complexe des gros contribuables &#187;&lt;/i&gt;. En d'autres termes, en quelques ann&#233;es, on a sabr&#233; dans les moyens allou&#233;s &#224; la lutte contre la fraude fiscale et affaibli la mission de contr&#244;le en privil&#233;giant la n&#233;gociation. Une double peine pour la justice fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport dresse d'autres constats tout aussi d&#233;solants, comme le manque patent de moyens consacr&#233;s &#224; l'estimation de l'&#233;cart fiscal, autrement dit des pertes de recettes fiscales issues du non-respect du droit fiscal. La mesure de cet &#233;cart est pourtant demand&#233;e par la Cour des comptes et de nombreux parlementaires. Mais pour l'heure, l'impression r&#233;side plus dans le fait que les travaux des pouvoirs publics sont destin&#233;s &#224; minorer &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/retour-sur-la-fraude-aux-finances-publiques&#034;&gt;l'estimation de 80 &#224; 100 milliards d'euros&lt;/a&gt; qui s'est install&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es dans le d&#233;bat public&#8230; Ces pertes, colossales, manquent certes aux budgets publics, qui ne peuvent faire face aux enjeux environnementaux et sociaux, alors que le r&#233;chauffement climatique s'acc&#233;l&#232;re et que le taux de pauvret&#233; atteint un niveau record depuis plusieurs ann&#233;es. Elles nourrissent &#233;galement le sentiment d'une injustice fiscale croissante qui alimente lui-m&#234;me la crise d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Changer de braquet, vite&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de lutte contre la fraude fiscale, les propositions ne manquent pas, qu'il s'agisse de celles issues de la Cour des comptes, de celles formul&#233;es dans le rapport de la Commission des finances ou encore de celles d'Attac et du mouvement social. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, toutes tendent &#224; demander &#224; am&#233;liorer la qualit&#233; de l'information publique (sur le bilan des r&#233;formes de 2018 par exemple), &#224; mieux encadrer voire r&#233;duire certaines pratiques jug&#233;es opaques (comme les r&#232;glements d'ensemble, des accords &#224; l'amiable entre l'administration fiscale et les contribuables soumis &#224; un redressement fiscal, une pratique critiqu&#233;e par la Cour des comptes notamment) voire &#224; renforcer r&#233;ellement les moyens de toutes sortes (humains, juridiques, mat&#233;riels, au plan national et international) allou&#233;s &#224; la d&#233;tection de la fraude et au contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; le gouvernement renforce de mani&#232;re drastique voire brutale la lutte contre la fraude aux prestations sociales (pourtant tr&#232;s minoritaire dans l'ensemble des fraudes), il est confondant de constater l'obsession des gouvernements &#224; affaiblir les moyens de la DGFiP alors qu'il est d&#233;sormais d&#233;montr&#233; et document&#233; que les coupes dans ses effectifs ont un impact n&#233;faste sur le service public de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et le contr&#244;le fiscal en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Au fond, la question essentielle &#224; poser est la suivante : quand la lutte contre la fraude fiscale sera-t-elle r&#233;ellement une priorit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Omnibus fiscal : un train de mesures infernal au b&#233;n&#233;fice des grandes entreprises</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/l-omnibus-fiscal-un-train-de-mesures-infernal-au-benefice-des-grandes</link>
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		<dc:date>2026-07-02T14:53:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne a rendu public le 24 juin son projet de &#034;simplification&#034; fiscale. Une fois de plus, la Commission europ&#233;enne d&#233;montre son incapacit&#233; &#224; prendre des mesures &#224; la hauteur des enjeux. Elle reste obs&#233;d&#233;e par le &#171; laisser faire, laisser passer &#187; dont l'un des piliers est constitu&#233; de la baisse des imp&#244;ts directs. &lt;br class='autobr' /&gt; Les principales orientations de cet Omnibus &lt;br class='autobr' /&gt;
La Commission europ&#233;enne a rendu public le 24 juin son projet de &#034;simplification&#034; fiscale. Ce paquet comprend (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-23.png?1782998653' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne a rendu public le 24 juin son projet de &#034;simplification&#034; fiscale. Une fois de plus, la Commission europ&#233;enne d&#233;montre son incapacit&#233; &#224; prendre des mesures &#224; la hauteur des enjeux. Elle reste obs&#233;d&#233;e par le &#171; laisser faire, laisser passer &#187; dont l'un des piliers est constitu&#233; de la baisse des imp&#244;ts directs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Les principales orientations de cet Omnibus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne a rendu public le 24 juin son projet de &#034;simplification&#034; fiscale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Train de mesures de simplification fiscale visant &#224; rationaliser le respect (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce paquet comprend deux propositions l&#233;gislatives : l'Omnibus fiscal et la refonte de la directive relative &#224; la coop&#233;ration administrative dans le domaine fiscal. Le Parlement europ&#233;en et le Conseil europ&#233;en doivent d&#233;sormais examiner ce texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales orientations du projet de la Commission sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'Omnibus introduit une exon&#233;ration de la retenue &#224; la source sur tous les paiements transfrontaliers de dividendes, d'int&#233;r&#234;ts et de redevances entre entreprises dans l'UE. Selon la Commission europ&#233;enne, &#034;&lt;i&gt;&#224; elle seule, cette mesure devrait permettre aux contribuables de l'UE d'&#233;conomiser environ 5,3 milliards d'euros par an&lt;/i&gt;&#034; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il simplifie la r&#232;gle de limitation des int&#233;r&#234;ts &#233;nonc&#233;e dans la directive sur la lutte contre l'&#233;vasion fiscale (ATAD) en supprimant les options de mise en &#339;uvre, pour une baisse de la charge de gestion estim&#233;e &#224; plus de 500 millions d'euros par an ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'Omnibus supprime des obligations de d&#233;claration pour certains dispositifs transfronti&#232;res et supprime les obligations de d&#233;claration pour les groupes d'entreprises multinationales soumis au taux d'imposition minimal de 15 % en vertu des r&#232;gles du pilier 2 pour une baisse des co&#251;ts de gestion d'environ 300 millions d'euros ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il supprime par ailleurs les obligations de d&#233;claration pour toutes les autres entreprises de l'Union europ&#233;enne en ce qui concerne certains dispositifs fiscaux transfronti&#232;res qui apportent une valeur ajout&#233;e limit&#233;e aux administrations fiscales, pour une baisse des co&#251;ts de gestion de 40 millions d'euros par an ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il instaure un all&#232;gement du m&#233;canisme d'ajustement carbone aux fronti&#232;res (CBAM), pr&#233;vu pour &#234;tre mis en &#339;uvre en 2032, qui exempterait 90 % des importateurs, majoritairement des PME.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Des gains pour les entreprises, des pertes pour les recettes publiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au total, la Commission estime que &lt;strong&gt;la baisse des co&#251;ts atteindrait 8 milliards d'euros pour les entreprises europ&#233;ennes&lt;/strong&gt;, dont 3,3 milliards de co&#251;ts administratifs. Ces mesures dites de &#034;simplification&#034; sont en effet principalement destin&#233;es &#224; les aider. L'association patronale europ&#233;enne BusinessEurope s'est d'ailleurs empress&#233;e de saluer &#034;&lt;i&gt;un grand pas en avant pour la comp&#233;titivit&#233;&lt;/i&gt;&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;EU Tax Omnibus : a major step forward for competitiveness, communiqu&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures vont par contre avoir un &lt;strong&gt;impact n&#233;gatif sur les recettes publiques&lt;/strong&gt; puisqu'elles ne peuvent que favoriser l'optimisation et l'&#233;vasion fiscales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Nos propositions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de rappeler qu'une autre Europe est possible et souhaitable, sur la base notamment d'une politique fiscale plus juste passant par :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&lt;strong&gt;instauration d'une taxation unitaire des multinationales&lt;/strong&gt; (chaque &#201;tat pr&#233;l&#232;verait une quote-part du b&#233;n&#233;fice consolid&#233; sur la base de crit&#232;res objectifs : chiffre d'affaires, immobilisations, nombre de salari&#233;&#183;es) avec l'instauration d'un taux minimum ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une &lt;strong&gt;v&#233;ritable harmonisation du syst&#232;me de TVA intracommunautaire&lt;/strong&gt;, ce qui permettrait de neutraliser la fraude carrousel et pourrait s'accompagner, pour l'ensemble des op&#233;rations assujetties &#224; la TVA, d'un taux plafond &#224; ne pas d&#233;passer ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la &lt;strong&gt;cr&#233;ation d'un m&#233;canisme de type &#171; taxe Zucman &#187; et d'imp&#244;ts europ&#233;ens sur la fortune&lt;/strong&gt;, les soci&#233;t&#233;s et l'ensemble des transactions financi&#232;res ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un &lt;strong&gt;renforcement de la coop&#233;ration&lt;/strong&gt; en mati&#232;re de lutte contre l'&#233;vitement fiscal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_26_1439&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Train de mesures de simplification fiscale visant &#224; rationaliser le respect des obligations et &#224; renforcer la comp&#233;titivit&#233; du march&#233; unique&lt;/a&gt;, communiqu&#233; de la Commission europ&#233;enne, 24 juin 2026&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.businesseurope.eu/publications/eu-tax-omnibus-a-major-step-forward-for-competitiveness/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;EU Tax Omnibus : a major step forward for competitiveness&lt;/a&gt;, communiqu&#233; de BusinessEurope, 24 juin 2026&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quid de la &#171; Niche Cop&#233; &#187; et d'autres r&#233;gimes d&#233;rogatoires ?</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/quid-de-la-niche-cope-et-d-autres-regimes-derogatoires</link>
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		<dc:date>2026-06-12T13:08:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Cour des comptes a rendu ses &#171; observations d&#233;finitives &#187; sur la &#171; niche Cop&#233; &#187; dans un rapport du 9 juin intitul&#233; : &#171; La fiscalit&#233; des plus-values de long terme, sur les cessions de titres de participation &#171; la niche Cop&#233; &#187; au c&#339;ur de la concurrence fiscale europ&#233;enne &#187;. Dans son rapport, elle rappelle les contours de ce dispositif selon lequel, &#171; les plus-values constat&#233;es par les entreprises lorsqu'elles c&#232;dent un titre de participation b&#233;n&#233;ficient d'un r&#233;gime fiscal favorable au titre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/capture_d_ecran_2026-06-12_144953.png?1781268636' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cour des comptes a rendu ses &#171; observations d&#233;finitives &#187; sur la &#171; niche Cop&#233; &#187; dans un rapport du 9 juin intitul&#233; : &#171; La fiscalit&#233; des plus-values de long terme, sur les cessions de titres de participation &#171; la niche Cop&#233; &#187; au c&#339;ur de la concurrence fiscale europ&#233;enne &#187;. Dans son rapport, elle rappelle les contours de ce dispositif selon lequel, &lt;i&gt;&#171; les plus-values constat&#233;es par les entreprises lorsqu'elles c&#232;dent un titre de participation b&#233;n&#233;ficient d'un r&#233;gime fiscal favorable au titre de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Ces plus-values sont donc exon&#233;r&#233;es &#224; hauteur de 88 % (12 % du montant brut des plus-values restant imposables &#224; l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s). Ce r&#233;gime est commun&#233;ment d&#233;nomm&#233; &#171; niche Cop&#233; &#187; &#187;, du nom du ministre qui a instaur&#233; ce dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de ce dispositif ont imm&#233;diatement r&#233;agi &#224; la sortie du rapport en faisant valoir que la Cour des comptes ne recommandait pas de supprimer ce dispositif. La r&#233;alit&#233; est plus nuanc&#233;e puisque la Cour se dit favorable &#224; une r&#233;forme de ce dispositif &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne et qu'elle formule deux recommandations applicables au plan national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Cour estime en effet que, dans la forte concurrence fiscale ambiante, &lt;i&gt;&#171; une &#233;ventuelle r&#233;forme du r&#233;gime fiscal des plus-values de long terme devrait &#234;tre con&#231;ue &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne &#187;&lt;/i&gt;. Si elle ne pr&#233;conise pas la suppression de cette niche au seul plan national, elle pr&#233;cise n&#233;anmoins que &lt;i&gt;&#171; Au plan national, il importe n&#233;anmoins que ce r&#233;gime fasse l'objet d'&#233;valuations r&#233;guli&#232;res afin d'en suivre plus attentivement le co&#251;t et les b&#233;n&#233;ficiaires &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; un point important r&#233;guli&#232;rement rappel&#233; par Attac. En effet, la niche Cop&#233;, comme d'autres dispositifs d&#233;rogatoires arbitrairement d&#233;class&#233;s, c'est-&#224;-dire retir&#233;s de la liste des &#171; d&#233;penses fiscales &#187; (soit les niches fiscales), provoquent un manquer &#224; gagner qui ne fait l'objet d'aucune &#233;valuation depuis l'arriv&#233;e d'Emmanuel Macron au pouvoir alors qu'auparavant, cette &#233;valuation figurait dans les projets de lois de finances et &#233;taient port&#233;s &#224; la connaissance des Parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/publications/article/200-milliards-d-euros-de-niches-fiscales-et-sociales-pour-quelle-efficacite&#034;&gt;un article de 2022&lt;/a&gt; &#233;valuant l'ensemble des niches fiscales et sociales &#224; environ 200 milliards d'euros de manque &#224; gagner par an, l'Observatoire de la justice fiscale d&#233;plorait que &#171; &lt;i&gt; depuis 2006, certaines &#171; niches &#187; ont &#233;t&#233; d&#233;class&#233;es et ne figurent plus dans le rapport qui les recense (le rapport &#171; Voies et moyens tome 2 &#187; annex&#233; tous les ans aux projets de loi de finances). Pire, depuis 2017, aucun document officiel ne les mentionne alors que ces dispositifs existent toujours&#8230; Il en va ainsi de la &#171; niche Cop&#233; &#187;, du nom de son initiateur, qui pr&#233;voit une exon&#233;ration de plus-value sur les cessions de titres de participation d&#233;tenus depuis plus de 2 ans par des soci&#233;t&#233;s soumises &#224; l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s, pour un co&#251;t annuel de plus de 7 milliards d'euros. Il en va &#233;galement du r&#233;gime m&#232;re-fille, utilis&#233; par les groupes de soci&#233;t&#233;s pour faire remonter les produits de participation (dividendes) des filiales qui permet une exon&#233;ration d'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s sur les dividendes re&#231;us par ses filiales . En 2018, 46500 entreprises b&#233;n&#233;ficiaient de ce r&#233;gime pour un manque &#224; gagner de 17,6 milliards d'euros &#187;&lt;/i&gt;. &lt;strong&gt;S'agissant de la niche Cop&#233;, l'&#233;valuation de la Cour confirme que, de 2019 &#224; 2024, le dispositif co&#251;te chaque ann&#233;e 7 milliards d'euros en moyenne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, la premi&#232;re recommandation de la Cour des comptes est int&#233;ressante :&lt;i&gt; &#171; &#224; compter du projet de loi de finances pour 2027, int&#233;grer la modalit&#233; particuli&#232;re de calcul de l'imp&#244;t au programme de travail d'&#233;valuation des d&#233;penses fiscales afin d'en suivre plus attentivement son co&#251;t et ses b&#233;n&#233;ficiaires &#187;&lt;/i&gt;. Pr&#233;cisons en effet que, lorsqu'il &#233;tait ministre du budget, Jean-Fran&#231;ois Cop&#233; n'avait pas seulement cr&#233;&#233; (entre autres mesures fiscales) ce dispositif dit &#171; niche Cop&#233; &#187;, il avait &#233;galement proc&#233;d&#233; &#224; un &#171; d&#233;classement &#187; de certains dispositifs consid&#233;r&#233;s comme des d&#233;penses fiscales, notamment la niche Cop&#233;, le r&#233;gime m&#232;re-fille et le r&#233;gime d'int&#233;gration fiscale. Mais, m&#234;me &#171; d&#233;class&#233;s &#187;, ces dispositifs avaient continu&#233; &#224; &#234;tre &#233;valu&#233;s et figuraient dans le tome 2 du rapport sur les d&#233;penses fiscales, un rapport annex&#233; &#224; chaque projet de loi de finances qui recense l'ensemble des niches fiscales et des dispositifs d&#233;rogatoires. Mais depuis 2018, les trois dispositifs pr&#233;cit&#233;s ne figurent plus nulle part&#8230; La Cour recommande donc tr&#232;s logiquement de les &#233;valuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour formule une seconde recommandation. Elle recommande en effet de restreindre la port&#233;e de ce dispositif un instaurant &lt;i&gt;&#171; un seuil fiscal minimal de participation au capital des soci&#233;t&#233;s concern&#233;es (&#8230;) &#224; compter du projet de loi de finances pour 2027 &#187;&lt;/i&gt;. Avec l'introduction d'un tel seuil, l'objectif est de r&#233;duire le nombre d'entreprises b&#233;n&#233;ficiaires de ce dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le rapport de la Cour des comptes se montre tr&#232;s prudent. Reconnaissons n&#233;anmoins que c'est le premier rapport, de tr&#232;s longue date, sur ce dispositif et qu'une des deux recommandations correspond &#224; l'une de nos demandes. &lt;strong&gt;Il restera &#224; voir si ces pr&#233;conisations, timides et imm&#233;diatement applicables, seront mises en &#339;uvre pour le projet de loi de finances 2027.&lt;/strong&gt; On reste cependant loin d'une &#171; revue des niches fiscales et sociales telle que nous la pr&#233;conisons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Cour r&#232;gle ses comptes aux &#171; niches fiscales &#187; </title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/la-cour-regle-ses-comptes-aux-niches-fiscales</link>
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		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Cour des comptes rappelle une fois de plus le co&#251;t &#233;lev&#233;, et tendanciellement en hausse, des niches fiscales. Ce manque &#224; gagner est minor&#233; d'une part, par les pr&#233;visions budg&#233;taires et d'autre part, par une r&#233;forme du mode de calcul de certaines d'entre elles touchant la TVA. Elle regrette l'absence de pilotage de ces dispositifs dont certains d'entre eux (pacte Dutreil, Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche) font l'objet de rudes d&#233;bats. Elle appelle &#224; un programme d'&#233;valuation syst&#233;matique des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/logo/siteon0-22.png?1779886674' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cour des comptes rappelle une fois de plus le co&#251;t &#233;lev&#233;, et tendanciellement en hausse, des niches fiscales. Ce manque &#224; gagner est minor&#233; d'une part, par les pr&#233;visions budg&#233;taires et d'autre part, par une r&#233;forme du mode de calcul de certaines d'entre elles touchant la TVA. Elle regrette l'absence de pilotage de ces dispositifs dont certains d'entre eux (pacte Dutreil, Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche) font l'objet de rudes d&#233;bats. Elle appelle &#224; un programme d'&#233;valuation syst&#233;matique des niches. Cette note revient en d&#233;tail sur ces enjeux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir exprim&#233; son inqui&#233;tude sur le co&#251;t des &#171; niches sociales &#187; (voir &lt;a href=&#034;https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/des-niches-sociales-toujours-plus-couteuses&#034;&gt;notre article du 29 mars 2026&lt;/a&gt;), la Cour des comptes tire donc une nouvelle fois la sonnette d'alarme, cette fois &#224; propos des &#171; niches fiscales &#187;. Dans l'&#233;dition 2026 de son rapport &#171; Analyse de l'ex&#233;cution budg&#233;taire 2025 &#187;, elle pointe ainsi la hausse du co&#251;t des niches fiscales, leur absence de pilotage et le nombre insuffisant de donn&#233;es pour en faire une &#233;valuation pr&#233;cise. Excusez du peu&#8230; Si Attac &#233;tait longuement revenue dans &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-qui-veut-gagner-des-milliards-en-finir-avec-les-niches-fiscales-injustes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une note consacr&#233;e au sujet sur les niches fiscales et sociales&lt;/a&gt;, principales aides aux entreprises, il est important de suivre les travaux men&#233;s sur un sujet devenu un enjeu de justice fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Un co&#251;t &#233;lev&#233; mais une &#233;valuation sous-estim&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport, la Cour rappelle que &#171; &lt;i&gt;Le co&#251;t des d&#233;penses fiscales a atteint 89,40 Md&#8364; en 2024, en progression de 6,48 Md&#8364; par rapport &#224; 2023&lt;/i&gt; &#187;. Elle d&#233;plore par ailleurs l'&#233;cart important entre les pr&#233;visions qui figurait dans le projet de loi de finances pour 2024 et le co&#251;t r&#233;el : cet &#233;cart, qu'elle qualifie de &#171; &lt;i&gt; sans pr&#233;c&#233;dent &lt;/i&gt; &#187;, s'&#233;l&#232;ve &#224; 10,66 Md&#8364;. En somme, le co&#251;t des niches fiscales a &#233;t&#233; sous-&#233;valu&#233; dans le PLF 2024. Ce constat est d'autant plus instructif et pr&#233;occupant &#171; en m&#234;me temps &#187; qu'il fait suite &#224; une pol&#233;mique relative aux pr&#233;visions relatives au d&#233;ficit public dans ce m&#234;me PLF 2024. Rappelons en effet que le montant du d&#233;ficit public en France qui a &#233;t&#233; &#233;tabli par l'Insee pour 2024 &#224; 5,8 % du PIB est tr&#232;s sup&#233;rieur &#224; la pr&#233;vision inscrite dans le projet de loi de finances de l'automne 2023. Des &#233;carts de pr&#233;visions allant dans le sens de ce que portait le gouvernement de l'&#233;poque ont donc concern&#233; &#233;galement les &#171; niches fiscales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour pr&#233;cise que, &#171; &lt;i&gt;Le volume des d&#233;penses fiscales, d&#233;j&#224; &#233;lev&#233;, progresserait encore en 2025, avec une estimation port&#233;e &#224; 91,83 Md&#8364; en PLF 2026, repr&#233;sentant 25,76 % des recettes fiscales nettes et 3,07 % du PIB&lt;/i&gt; &#187;. Leur nombre reste tr&#232;s &#233;lev&#233; &#224; 474 dispositifs, &#171; &lt;i&gt;en d&#233;pit des objectifs affich&#233;s de suppression et de rationalisation &lt;/i&gt; &#187;. Pour 2025 &#233;galement, la Cour d&#233;plore &#171; &lt;i&gt;une sous-&#233;valuation r&#233;currente et croissante des pr&#233;visions &lt;/i&gt; &#187;. Elle rappelle que le co&#251;t des &#171; niches fiscales &#187; a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233; &#224; 91,83 Md&#8364; dans le projet de loi de finances (PLF) 2026, contre 85,09 Md&#8364; pr&#233;vus initialement au PLF 2025, soit une hausse de 7,91 %..&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Un changement de m&#233;thode qui sous estime le co&#251;t de certaines niches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons &#224; cela un changement de mode d'&#233;valuation du co&#251;t des niches fiscales qui en minore le co&#251;t global. La Cour pr&#233;cise ainsi que &#171; &lt;i&gt;ce co&#251;t s'&#233;l&#232;verait m&#234;me &#224; 103,11 Md&#8364; en appliquant l'ancienne convention de chiffrage &lt;/i&gt; &#187;. Ce changement date de 2023&#8230; Dans son rapport sur le budget de l'&#201;tat pour l'ann&#233;e 2024, la Cour des comptes pr&#233;cise ainsi que &#171; &lt;i&gt;le Gouvernement pr&#233;sente depuis la loi n&#176; 2023-1322 du 29 d&#233;cembre 2023 de finances pour 2024 le co&#251;t des d&#233;penses fiscales en fonction de la part de taxe sur la valeur ajout&#233;e (TVA) nette revenant au seul &#201;tat, c'est-&#224;-dire diminu&#233;e de la part transf&#233;r&#233;e aux collectivit&#233;s territoriales et aux organismes de s&#233;curit&#233; sociale &lt;/i&gt; &#187;. En d'autres termes, dans les PLF, le co&#251;t des &#171; niches fiscales &#187; en mati&#232;re de TVA est sous-&#233;valu&#233; puisque le manque &#224; gagner provoqu&#233; par ces dispositifs, support&#233; par la S&#233;curit&#233; sociale et les collectivit&#233;s locales qui re&#231;oivent respectivement 57 et 51,8 milliards d'euros de TVA, n'est pas &#233;valu&#233;. La minoration du co&#251;t des &#171; niches fiscales en mati&#232;re de TVA est ainsi minor&#233; de plus de 12 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Pacte Dutreil, Cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche : deux exemples de la d&#233;rive des niches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport, la Cour rappelle la r&#233;&#233;valuation du co&#251;t du pacte Dutreil, dont le chiffrage passe de 800 millions d'euros &#224; 4 milliards d'euros pour 2025. La hausse est spectaculaire mais cela n'est gu&#232;re &#233;tonnant : les pouvoirs publics ont longtemps rechign&#233; &#224; actualiser le manque &#224; gagner dans les documents budg&#233;taires. C'est uniquement parce que ce dispositif a &#233;t&#233; mis en lumi&#232;re dans diff&#233;rents travaux sur la fiscalit&#233; patrimoniale qu'il a fait l'objet d'une r&#233;&#233;valuation importante qui, pour la Cour, &#171; &lt;i&gt;illustre le d&#233;faut de mesure, de suivi et de connaissance qui caract&#233;rise de nombreuses d&#233;penses fiscales &lt;/i&gt; &#187;. Au-del&#224; de ces &#233;carts de pr&#233;vision, le rapport estime que &#171; &lt;i&gt;c'est le pilotage g&#233;n&#233;ral des d&#233;penses fiscales qui est ainsi questionn&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Selon la Cour en effet, 55 % des niches seulement sont correctement &#233;valu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de rappeler &#224; ce stade que le manque &#224; gagner provoqu&#233; par le cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche (CIR) est pass&#233; de 5 milliards d'euros en 2010 &#224; 8,06 milliards d'euros en 2025. Il est tr&#232;s concentr&#233;. Le S&#233;nat soulignait dans &lt;a href=&#034;https://www.senat.fr/rap/l24-144-327/l24-144-32710.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un rapport sp&#233;cial&lt;/a&gt;que &#171; &lt;i&gt;les cinquante premi&#232;res entreprises b&#233;n&#233;ficiaires du CIR concentrent &#224; elles seules pr&#232;s de 45 % du b&#233;n&#233;fice du dispositif, tandis que les 200 premi&#232;res entreprises repr&#233;sentent pr&#232;s des deux tiers du co&#251;t total &lt;/i&gt; &#187;. Le S&#233;nat s'interroge sur l'efficacit&#233; et le contr&#244;le de ce dispositif. Il remarque ainsi que &#171; &lt;i&gt;l'effet du CIR sur l'effort suppl&#233;mentaire de recherche fourni par les entreprises se limite &#224; un r&#233;investissement &#233;gal au b&#233;n&#233;fice du dispositif &lt;/i&gt; &#187;. Il s'inqui&#232;te &#233;galement sur la possible fraude au CIR. &lt;a href=&#034;https://www.ipp.eu/publication/juin-2021-les-impacts-du-credit-impot-recherche-sur-la-performance-economique-des-entreprises/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une &#233;tude de l'Institut des politiques publiques pour France strat&#233;gie&lt;/a&gt;avait montr&#233; que, lorsqu'un contr&#244;le est engag&#233; (&#233;tant pr&#233;cis&#233; que seuls 6 % des b&#233;n&#233;ficiaires du CIR font l'objet d'un contr&#244;le fiscal), le taux d'avis d&#233;favorable oscille autour de 20 % depuis 2011. SI l'on consid&#233;rait que 20 % du CIR est ill&#233;galement capt&#233;, cela reviendrait &#224; consid&#233;rer que la seule fraude au CIR pourrait repr&#233;senter 1,6 milliard d'euros en 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La niche fiscale sur le m&#233;c&#233;nat des entreprises a elle aussi vu son co&#251;t exploser tout en restant concentr&#233;e sur quelques grandes entreprises. Le manque &#224; gagner provoqu&#233; par ce dispositif est pass&#233; de 90 millions d'euros en 2004 &#224; 1,727 milliard d'euros en 2025 dont la majorit&#233; b&#233;n&#233;ficie aux grandes entreprises. Cette niche pose de nombreuses questions. Outre que la notion de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, trop large, a un impact m&#233;canique sur la hausse de son co&#251;t, elle est parfois d&#233;tourn&#233;e de son objectif lorsque de grandes marques utilisent leurs dons pour leur propre strat&#233;gie commerciale. Enfin, l'efficacit&#233; de la mesure est mal &#233;valu&#233;e et peu contr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Une pr&#233;conisation qui constitue un premier pas vers une vraie &#171; revue des niches &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Cour recommande notamment la mise en &#339;uvre d'un &#171; &lt;i&gt; programme d'&#233;valuation syst&#233;matique des d&#233;penses fiscales en priorisant les plus co&#251;teuses, sur la base d'un calendrier d'&#233;valuation syst&#233;matique inscrit dans le cadre de la prochaine loi de programmation des finances publiques.&lt;/i&gt; &#187;. Nous n'en sommes pas encore &#224; &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-qui-veut-gagner-des-milliards-en-finir-avec-les-niches-fiscales-injustes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la revue des niches (fiscales et sociales)&lt;/a&gt; pr&#244;n&#233;e par Attac, mais c'est d&#233;j&#224; un premier pas&#8230; Une telle revue serait une premi&#232;re r&#233;ponse apport&#233;e &#233;galement &#224; l'enjeu des aides publiques dont une large part proc&#232;de des niches, fiscales et sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#034;&#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu&#034; : Attac et l'Observatoire s'adressent &#224; la commission d'enqu&#234;te sur la fiscalit&#233; des tr&#232;s riches</title>
		<link>https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/article/a-la-recherche-de-l-impot-perdu-attac-et-l-observatoire-s-adressent-a-la</link>
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		<dc:date>2026-04-16T15:39:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe de l'Observatoire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Attac et l'Observatoire de la justice fiscale adressent leur contribution, intitul&#233;e &#171; &#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu &#187;, aux membres de la commission d'enqu&#234;te sur la fiscalit&#233; des tr&#232;s riches et demandent &#224; &#234;tre auditionn&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le 25 mars, la commission d'enqu&#234;te relative &#224; l'imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus &#233;lev&#233;s et &#224; leur contribution au financement des services publics de l'Assembl&#233;e nationale m&#232;ne ses auditions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cadre de ces travaux, Attac (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://obs-justice-fiscale.attac.org/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Attac et l'Observatoire de la justice fiscale adressent leur contribution, intitul&#233;e &#171; &#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu &#187;, aux membres de la commission d'enqu&#234;te sur la fiscalit&#233; des tr&#232;s riches et demandent &#224; &#234;tre auditionn&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_294 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/bandeau_cp_recherche_impo_t_perdu.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/png/bandeau_cp_recherche_impo_t_perdu.png?1776353856' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 25 mars, la commission d'enqu&#234;te relative &#224; l'imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus &#233;lev&#233;s et &#224; leur contribution au financement des services publics de l'Assembl&#233;e nationale m&#232;ne &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/imposition_hauts_patrimoines&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ses auditions&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de ces travaux, Attac et l'Observatoire de la justice fiscale adressent leur contribution, intitul&#233;e &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/publications/article/note-a-la-recherche-de-l-impot-perdu-le-separatisme-fiscal-des-ultrariches' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#192; la recherche de l'imp&#244;t perdu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, aux membres de la commission d'enqu&#234;te et demandent &#224; &#234;tre auditionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/pdf/impot_perdu_note_vf.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;&lt;i&gt;T&#233;l&#233;charger la note&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette note revient de mani&#232;re synth&#233;tique sur la question du niveau r&#233;el d'imposition global des plus riches. Elle montre que celui-ci n'a cess&#233; de se r&#233;duire ces derni&#232;res ann&#233;es. On observe ainsi deux tendances nettes en mati&#232;re d'imp&#244;t sur le revenu : &lt;strong&gt;les taux d'imposition r&#233;els des plus riches ont baiss&#233; depuis 2017&lt;/strong&gt; ; et au-del&#224; d'un certain niveau de revenu, &lt;strong&gt;les riches paient proportionnellement moins d'imp&#244;ts&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon nos calculs, si les taux d'imposition &#233;taient simplement rest&#233;s au niveau de 2017, l'imp&#244;t sur le revenu aurait d&#233;gag&#233; &lt;strong&gt;2 milliards d'euros suppl&#233;mentaires en 2024&lt;/strong&gt; rien que pour les revenus sup&#233;rieurs &#224; 800 000 euros. Une v&#233;ritable progressivit&#233; de l'imp&#244;t aurait permis de d&#233;gager des richesses encore plus substantielles : &lt;strong&gt;10 milliards d'euros auraient pu &#234;tre d&#233;gag&#233;s en 2024&lt;/strong&gt; avec des taux r&#233;ellement progressifs sur les revenus sup&#233;rieurs &#224; 100 000 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note d&#233;taille plusieurs facteurs qui expliquent la sous-imposition des tr&#232;s riches (&lt;strong&gt;r&#233;duction d'imp&#244;ts, niches fiscales, &#233;vasion fiscale&lt;/strong&gt;). Elle r&#233;pond &#233;galement &#224; des id&#233;es re&#231;ues, comme la th&#233;orie du ruissellement selon laquelle la baisse des imp&#244;ts des plus riches aurait favoris&#233; l'activit&#233; &#233;conomique, ou encore les alertes sur l'exil fiscal qui r&#233;sulterait de hausses d'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons enfin, &lt;strong&gt;&lt;a href='https://obs-justice-fiscale.attac.org/IMG/pdf/impot_perdu_note_vf.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;dans cette note&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, des pistes pour mieux taxer les plus riches et les grandes entreprises, mettre en place une v&#233;ritable fiscalit&#233; &#233;cologique et r&#233;orienter la gouvernance budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Pour aller plus loin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de la concentration des richesses permise notamment par ces politiques fiscales m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les sommes dont sont priv&#233;s les budgets publics&lt;/strong&gt; contribuent &#224; d&#233;grader les services et les investissements publics alors que les besoins sociaux, environnementaux et &#233;conomiques sont immenses. Pire, ce manque &#224; gagner est de facto report&#233; sur l'immense majorit&#233; des m&#233;nages et des PME sous formes de hausses d'imp&#244;ts injustes et de politique aust&#233;ritaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'explosion des in&#233;galit&#233;s&lt;/strong&gt;, alors que les richesses des plus riches augmentent tr&#232;s rapidement (en France et dans le monde), une petite minorit&#233; d&#233;tient une part importante du patrimoine total des m&#233;nages et les 1% les plus riches poss&#232;dent une part croissante des richesses. Une grande partie de cette richesse est h&#233;rit&#233;e, ce qui renforce les in&#233;galit&#233;s. En parall&#232;le, la pauvret&#233; atteint des records historiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'impact &#233;cologique du train de vie des plus riches&lt;/strong&gt; est aujourd'hui solidement document&#233; et chiffr&#233; ainsi que le constat selon lequel &#171; plus on est riche, plus on pollue &#187;. Au demeurant, les sommes qui &#233;chappent aux budgets publics ne peuvent &#234;tre investies dans la d&#233;carbonation de l'&#233;conomie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Enfin, &lt;strong&gt;l'injustice fiscale affaiblit dangereusement le consentement &#224; l'imp&#244;t&lt;/strong&gt; et nourrit la crise d&#233;mocratique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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