Sébastien Lecornu a confirmé que le projet de loi de finances pour 2027 ne comporterait pas de hausse d’impôt, sa priorité étant de diminuer les dépenses publiques pour faire baisser le déficit public. Cette position n’est pas surprenante : elle rejoint celle de l’ensemble des forces politiques allant du centre à l’extrême droite, selon lesquelles il faut éviter d’augmenter les impôts, surtout ceux concernant les plus riches et les multinationales. La raison invoquée ne varie ni avec le temps, ni avec la conjoncture : la France est championne du monde des impôts, les augmenter nuirait à l’économie française et nous propulserait à des taux records de prélèvements obligatoires rapportés au produit intérieur brut, etc. Les arguments sont les mêmes que ceux des conservateurs de tout poil qui, depuis le 19ᵉ siècle, s’opposent à toute proposition consistant à renforcer la progressivité de l’impôt.